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Comme à chaque début de mois, plusieurs nouveautés entreront en vigueur le 1er février 2026. Hausse des prix dans les transports en commun, frais bancaires revus à la hausse chez Belfius, sanctions pénales plus lourdes… voici un aperçu des changements du mois de février.
Plusieurs comptes bancaires de Belfius changent de prix
La banque Belfius augmentera le prix de son compte bancaire de base à partir du 1er février. Son tarif passera d’1,35 à 1,65 euro par mois, parmi d’autres changements tarifaires confirmés par le bancassureur.
Ainsi, les comptes Beats New sans Mastercard augmenteront de 3,5 à 3,9 euros par mois, alors que la banque facturera un supplément de 1,10 (Beats New) et 1,5 euro (pour Beats Pulse) pour les comptes avec un co-titulaire ou un mandataire. Par contre, le tarif du pack le plus complet, Beats Star, baissera de 7,5 à 5,9 euros. Le compte en ligne Beats Pulse reste pour sa part gratuit.
Les amendes pour les infractions pénales seront plus élevées à partir du 1er février
Les montants des amendes pour les infractions pénales seront plus élevés à partir du 1er février. Cette hausse est due à l’augmentation des décimes additionnels, a confirmé le cabinet de la ministre de la Justice Annelies Verlinden (CD&V).
Les amendes pénales sont celles qui sont prononcées par un juge. Les montants prévus dans le Code pénal actuel remontent à 1867. Les décimes additionnels constituent un facteur d’indexation par lequel les amendes sont multipliées, afin de les adapter à l’inflation. Jusqu’à présent, ces amendes étaient en principe multipliées par 8. Elles seront prochainement multipliées par 10, ce qui représente une augmentation de 25 %. Ainsi, une personne condamnée à une amende de 1.000 euros devra payer 10.000 euros à partir de février, contre 8.000 euros auparavant. Cette augmentation découle de l’accord budgétaire conclu par le gouvernement De Wever en décembre dernier.
Les tarifs des transports en commun en augmentation
Certains tarifs seront à la hausse à partir du 1er février dans les trains, les trams, les métros et les bus de Wallonie et de Bruxelles.
La SNCB indexera ses tarifs à hauteur de 2,14 % pour les tickets de train et de 2,6 % pour les abonnements. La carte Train +, qui permet de bénéficier de réductions, restera par contre au même prix. Une diminution de tarif est néanmoins prévue pour les abonnements au-delà de 120 km.
En Wallonie, les prix des trajets avec Letec seront indexés de 2,15 %, tandis qu’une simplification de la grille tarifaire entrera également en vigueur dans les transports en commun. Le système zonal disparaîtra au profit d’un tarif unique sur les lignes classiques. Les tickets « Next » et « Horizon » seront notamment fusionnés en un seul titre « Classique », valable 90 minutes sur l’ensemble du réseau (hors lignes Express). Ce nouveau billet sera vendu 2,80 euros, contre 2,20 euros pour le « Next » et 3,10 euros pour le « Horizon » actuellement. Le tarif d’un trajet sur les lignes Express passera de 5,10 à 5,50 euros. L’abonnement annuel à 12 euros pour les 18-24 ans et les plus de 65 ans restera par ailleurs d’application.
À Bruxelles, la Stib prévoit une hausse du tarif du ticket simple de 2,30 à 2,40 euros. Le prix d’un abonnement mensuel coûtera désormais 56 euros (au lieu de 55) et celui d’un abonnement annuel 560 euros (550 précédemment). Ces augmentations tarifaires concerneront aussi la Flandre, notamment pour plusieurs abonnements et cartes multi-trajets de la société flamande De Lijn. L’abonnement annuel pour les jeunes de 18 à 24 ans sera par contre moins cher.
Une autorisation obligatoire pour le remboursement des médicaments antidiabétiques
Tout patient souhaitant bénéficier d’un remboursement pour un médicament antidiabétique de type Ozempic, Rybelsus, Trulicity, Victoza ou Xultophy, soit les « analogues du GLP-1 », devra obtenir une autorisation de remboursement auprès d’un médecin-conseil de sa mutualité à partir du 1er février. L’information a été confirmée par l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (Inami).
Jusqu’ici, une simple ordonnance d’un médecin traitant portant la mention « trajet de soins diabète » et une vérification du pharmacien dans une base de données en ligne suffisaient pour obtenir un remboursement de ces médicaments, normalement réservés au traitement du diabète et parfois utilisés comme coupe-faim.
Dès le 1er février, les patients concernés devront obtenir une autorisation de remboursement de la mutualité, par le biais d’un médecin-conseil. Le remboursement du Mounjaro, un autre antidiabétique basé sur de la tirzépatide plutôt que du semaglutide, était déjà conditionné à cette autorisation de la mutualité depuis juillet dernier. « Cette mesure vise à préserver la soutenabilité de notre système de remboursement en faveur des personnes nécessitant d’être soignées (…) Il s’agit d’une réponse ciblée à des dérives qui ont fortement impacté le budget de l’assurance soins de santé ces dernières années, en détournant le remboursement de ces médicaments alors utilisés comme coupe-faim pour des personnes qui ne sont pas diabétiques », justifie l’Inami.















