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Pour le PS, si la réforme du chômage « est juridiquement validée, cela ne signifie pas qu’elle soit socialement juste ou économiquement efficace ».
La Cour constitutionnelle a rejeté, dans un arrêt rendu jeudi, la demande de suspension de la réforme du chômage. Elle se prononcera ultérieurement sur le recours en annulation.
Depuis l’opposition, le parti socialiste promet qu’il « continuera à dénoncer cette réforme du chômage injuste, inefficace, défavorable aux travailleuses et travailleurs et qui va plonger des milliers de personnes et de familles dans la pauvreté, y compris celles qui travaillent : les personnes ALE qui travaillent dans les garderies et les cantines scolaires, certaines personnes qui cumulent des jobs d’intérimaires ou à temps partiel, celles plus âgées que les employeurs refusent d’engager, etc. »
Pour le PS, supprimer les allocations de chômage après 2 ans, ce n’est pas « créer de l’emploi : c’est déplacer la pauvreté du chômage vers le CPAS, sans créer un seul job ». « Cette réforme va causer d’énormes dégâts irréversibles pour des centaines de milliers de personnes : ruptures de droits, bascule vers l’aide sociale, appauvrissement et pertes partielles ou totales de revenus ainsi que leurs proches. Les droits perdus seront difficilement réparables », selon le parti.
« S’il faut sanctionner les abus quand il y en a, il faut aussi de l’humanité et du plein-emploi pour tous. Cette réforme est aux antipodes de cela », dénonce le PS, qui rappelle avoir déposé une proposition de loi « plein emploi ». Celle-ci vise à favoriser l’embauche de travailleurs arrivant à deux ans de chômage. Plus de 100.000 emplois pourraient être créés et 1,5 milliard d’euros rentrer dans les caisses de l’État, affirment les socialistes francophones.

















