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Des troupes belges au Groenland face aux velléités de Donald Trump ? Le ministre de la Défense réagit

Par RTL info avec Belga
Theo Francken se veut rassurant face aux ambitions de Donald Trump sur le Groenland. Le ministre de la Défense mise davantage sur le dialogue avec les États-Unis pour désamorcer la crise.

Le ministre de la Défense, Theo Francken (N-VA), a confirmé mercredi au Parlement avoir pris contact avec les États-Unis au sujet de la menace qui pèse sur le Groenland. « Il est important que nous poursuivions le dialogue et que nous ayons le courage d’aborder ces questions », a-t-il déclaré devant la commission de la Défense nationale.

Cette mobilisation diplomatique intervient alors que Donald Trump affirme depuis le début de son second mandat que les États-Unis souhaitent annexer cette région autonome relevant du Danemark, membre de l’OTAN. Une perspective qui alarme les alliés européens, d’autant que Washington évoque désormais ouvertement des « raisons de sécurité » liées aux ressources du territoire arctique.

Dans ce contexte, Theo Francken s’est entretenu ces derniers jours avec l’ambassadeur américain en Belgique, Bill White, et son homologue auprès de l’OTAN, Matthew Whitaker. Il juge « particulièrement douloureux » de voir le Danemark, « l’un des alliés les plus fidèles », visé par les velléités américaines. Selon lui, « une guerre des ressources alimentaires au sein de l’OTAN ne profite à personne ».

Il faut montrer une cohésion, selon le ministre

Alors que la Maison Blanche répète que le recours militaire reste « toujours une option », le ministre belge se veut rassurant. Il relaie les déclarations du secrétaire d’État américain Marco Rubio, pour qui il n’y a pas d’invasion imminente. C’est pourquoi, insiste-t-il, « Il n’est pas question d’envoyer nos propres troupes au Groenland » devant les caméras de VTM NIEUWS.

Théo Francken estime qu’il revient désormais aux partenaires de l’Alliance de montrer leur cohésion. « Je pense que nous devons afficher notre unité », dit-il, convaincu que ce différend pourra être désamorcé « dans les prochains jours », tant au niveau national qu’international. « Nous devons rester unis, et je suis convaincu que nous réussirons », conclut-il, misant sur la diplomatie plutôt que sur la force.

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