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« On doit arrêter de penser que les Etats-Unis sont nos amis », a réagi mardi, sur Instagram, le président du CD&V Sammy Mahdi après les accusations d’antisémitisme portées par l’ambassadeur américain en Belgique, Bill White.
Ce dernier s’en est pris, lundi, au ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke, l’appelant à intervenir dans une enquête judiciaire visant des mohels – des circonciseurs rituels juifs. Dans un message publié sur le réseau X, l’ambassadeur parle notamment d’antisémitisme et de persécution de la part des autorités.
« Nous devons cesser de penser que les États-Unis sont nos amis. La géopolitique ne connaît pas d’amis. Soit nous construisons une Europe plus forte, soit nous devenons les serviteurs des États-Unis, de la Chine ou de la Russie », a souligné mardi le président du CD&V, qualifiant à son tour l’ambassadeur de « très impoli ».
« C’est tout à fait inapproprié »
Sammy Mahdi s’en prend également au député N-VA de confession juive Michael Freilich, qui a évoqué le dossier au printemps dernier lors d’une mission parlementaire à Washington. « Imaginez qu’un député du PS issu de l’immigration musulmane aille faire du lobbying au Maroc ou au Qatar pour influencer un procès en Belgique. Il y aurait eu un tollé général, et à juste titre. C’est tout à fait inapproprié », a-t-il estimé. « Ceux qui servent les intérêts belges ne peuvent pas demander à la clique de Trump d’influencer notre législation. C’est nous qui la déterminons. »
Michael Freilich a assuré mardi qu’il respectait la séparation des pouvoirs et qu’il n’avait jamais demandé à Washington de faire pression, mais bien « de chercher une solution ».



















