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« Il n’y avait pas besoin d’excuses » : l’ambassadeur américain en Belgique réagit après ses propos polémiques

par RTL info avec Belga
L’ambassadeur des États-Unis en Belgique, Bill White, a assuré ne pas s’être senti réprimandé par la Belgique, mardi après avoir été convoqué par les Affaires étrangères pour sa tentative d’ingérence dans un dossier judiciaire mettant en cause des circonciseurs rituels juifs actifs à Anvers.

Lundi, l’ambassadeur avait dénoncé avec virulence, sur les réseaux sociaux, cette enquête judiciaire qu’il a qualifiée d’« antisémite ». Il s’en était aussi pris personnellement au ministre de la Santé Frank Vandenbroucke. L’enquête judiciaire vise à déterminer si des circonciseurs rituels implantés à Anvers auraient pratiqué des interventions chirurgicales sans formation médicale reconnue.

C’est le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot qui a convoqué l’ambassadeur ce mardi auprès de la présidente du comité de direction des Affaires étrangères, Théodora Gentzis.

Un entretien qui s’est « bien passé »

À l’issue de son entretien, qui a duré environ une demi-heure, l’ambassadeur a déclaré à la presse qu’il n’avait pas l’impression d’avoir été rappelé à l’ordre et qu’« il n’y avait pas besoin d’excuses ». « Je suis très heureux de cette rencontre, j’aime la Belgique », a-t-il lancé. « Je crois sincèrement qu’ils prennent mon implication personnelle dans cette affaire au sérieux ».

Bill White maintient son souhait de voir la loi modifiée afin que la circoncision ne doive plus obligatoirement être pratiquée dans un cadre médical. « J’espère que la Belgique trouvera un moyen de légaliser ce processus afin que ces personnes puissent reprendre leur vie », a-t-il dit.

Rappel à l’ordre

La semaine prochaine, il se rendra à Anvers pour rencontrer les circonciseurs et leurs familles. Et mercredi, le Grand-rabbin lui rendra visite à sa résidence.

De leur côté, les Affaires étrangères ont rappelé à Bill White les limites de ses fonctions. Les attaques personnelles contre un membre du gouvernement belge et toute ingérence dans les affaires intérieures de la Belgique constituent une violation des règles diplomatiques essentielles, lui a-t-il été rappelé.

La présidente du comité de direction a également souligné l’importance fondamentale du principe de la séparation des pouvoirs.

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