Accueil Actu Belgique Politique

Les langues régionales endogènes sont moins en perte de vitesse qu'attendu en Wallonie

Les langues régionales endogènes (LRE) sont quasiment toujours autant parlées et comprises qu'il y a trente ans en Wallonie, selon une étude dévoilée jeudi par le Service des langues régionales endogènes et menée en collaboration avec la Direction de la recherche du secrétariat général de la Fédération Wallonie-Bruxelles, l'Observatoire des politiques culturelles et l'Institut wallon de statistiques (Iweps).

Les dernières études sur la question de la vitalité des langues régionales endogènes dataient jusqu'alors des années 80 et 90. Une enquête quantitative a donc été mené auprès d'un échantillon représentatif de la population wallonne francophone de plus de 4.800 personnes, sur Internet et par téléphone, entre le 29 novembre 2021 et le 14 avril 2022.

Il était notamment demandé aux citoyens les LRE connues ou pratiquées, leur sentiment d'appartenance à l'identité wallonne ou leur région, leur souhait d'apprentissage de ces langues, avant un exercice pratique de traduction de termes issus des différents patois.

Ainsi, près de 93% des répondants déclarent connaître l'existence du wallon, mais seul un quart d'entre eux a obtenu au moins 5/10 au test de traduction. Si les dernières études faisaient état de 30 à 40% de locuteurs d'une LRE voici trente ans, près de trois répondants sur dix ont obtenu une note minimale de 5/10 aux traductions proposées dans diverses langues, "ce qui semble plutôt encourageant en termes de vitalité", explique l'étude. Celle-ci pointe par ailleurs que les plus jeunes déclarent une meilleure compréhension d'une LRE alors que les moyennes aux scores de traduction augmentent avec l'âge.

Enfin, l'étude montre que la sphère familiale reste le vecteur d'apprentissage privilégié de ces langues régionales. Et près d'un répondant sur trois se dit "disposé" à prendre des cours de LRE.

Contenus sponsorisés

À la une

Les plus lus