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L’opposition de gauche se montre sceptique devant la taxe sur les plus-values financières de l’Arizona. A ses yeux, elle épargnera les plus riches et pourrait même s’apparenter à une nouvelle imposition de la classe moyenne.
« C’est un tabou qui tombe », a reconnu le député Frédéric Daerden devant la commission des Finances de la Chambre. Les socialistes francophones voient dans le texte, fruit d’âpres négociations au sein de la coalition, « un pied dans la porte ». Mais, à les entendre, la portée de la taxe sera plutôt symbolique. « Le texte ouvre la porte vers une plus grande contribution des épaules les plus larges mais touchera-t-il les bonnes personnes ? Non : entre les exceptions et les taux rabotés, on ne voit pas comment cet impôt sera efficace. Les plus riches peuvent continuer à dormir sur leurs deux oreilles, ils ne seront pas touchés alors que la classe moyenne voit apparaître une nouvelle taxe à l’horizon ».
Le constat était partagé au PTB. Les communistes pointent du doigt le produit d’à peine 500 millions d’euros qui est attendu. « Cette mesure ne change rien à l’affaire : le gouvernement envoie la facture aux simples gens », a affirmé Sofie Merckx. « Les épaules les plus larges ne seront pas touchées, pour le gouvernement, les épaules les plus larges, ce sont les travailleurs ».
« Un impôt qui préserve les épaules les plus larges »
De nombreuses questions ont été posées sur les modalités de la taxe, notamment sur le taux unique de 10 % retenu. « En réalité, votre gouvernement instaure un impôt dégressif qui préserve les épaules les plus larges », a affirmé Sarah Schlitz (Ecolo-Groen) qui plaide pour une réforme globale de la fiscalité dans laquelle un tel dispositif devrait s’inscrire. Les écologistes ont proposé un autre dispositif de nature à rapporter 1,5 milliard d’euros de plus.
Les trois groupes ont déposé des amendements qui transposent leurs propositions de loi instaurant une taxe sur le patrimoine.

















