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Si la justice ouvre la brèche… Écolo prêt à se battre contre une « réforme du chômage revancharde »

Par RTL info
Zakia Khattabi, députée bruxelloise, était notre invitée ce jeudi dans le bel RTL matin. Au micro de Martin Buxant, elle a évoqué la décision de la Cour constitutionnelle sur la réforme du chômage. La justice doit se prononcer sur deux recours : une demande de suspension et une requête en annulation.

La réforme du chômage pourrait être suspendue, voire plus. La Cour constitutionnelle doit se prononcer ce jeudi sur la question. En cas de brèche ouverte par la Cour, les écologistes voudraient-ils corriger cette réforme ? Nous avons posé la question à Zakia Khattabi. Sans aucun doute, elle répond : « Évidemment, mais j’espère que l’Arizona elle-même reviendra dessus. »

Pour illustrer son propos, la députée écologiste cite le pasteur allemand Martin Niemöller, dont les paroles sont souvent évoquées pour dénoncer l’indifférence face aux injustices : « Quand ils sont venus chercher les socialistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas socialiste. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit (…). Puis, ils sont venus me chercher. Et il ne restait personne pour protester. »

« Qu’ils fassent un travail sérieux »

Et de compléter : « Ici c’est la même chose. On nous a vendu une réforme du chômage contre les chômeurs fainéants à vie et maintenant… Sur vos antennes, on a vu le témoignage de Jérémy, ce papa qui a arrêté de travailler pour s’occuper de son enfant et qui va perdre ses allocations. » Selon notre invitée, la réforme s’inscrit dans une logique « revancharde » et « dogmatique » : « Qu’ils fassent un travail sérieux plutôt que de jeter comme ça dans la précarité une majorité de personnes », conclut-elle.

La réforme limite désormais l’accès aux allocations de chômage à deux ans, avec des vagues d’exclusion qui s’échelonneront jusqu’en juillet 2027. Elle est aujourd’hui au cœur de deux recours examinés par la Cour constitutionnelle, déposés par les principaux syndicats et plusieurs associations. Ces derniers dénoncent une atteinte aux droits fondamentaux garantis par l’article 23 de la Constitution.

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