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Ce vendredi marque un triste record : 600 jours se sont écoulés depuis les élections régionales sans qu’un nouveau gouvernement bruxellois ne soit formé. En l’absence d’accord entre les partis, la région reste gérée en affaires courantes. Un blocage politique qui alimente l’exaspération des citoyens.
Pour la septième fois, des manifestants se sont rassemblés à Bruxelles ce vendredi pour dénoncer cette situation jugée « ubuesque » par nombre d’entre eux. L’incompréhension est générale : pourquoi une telle paralysie, alors que les défis économiques et sociaux ne cessent de s’accumuler ? Au-delà du symbole, l’absence de gouvernement commence à avoir des répercussions tangibles. Plusieurs associations ont dû licencier du personnel, certaines ont même cessé leurs activités, faute de pouvoir bénéficier de subsides renouvelés.
La situation budgétaire est également préoccupante : le déficit régional atteint des niveaux critiques, et chaque jour sans majorité accentue les difficultés financières de la Région.
Une classe politique jugée déconnectée
Pour les manifestants, les responsables politiques sont « englués dans des logiques partisanes », incapables de dépasser leurs désaccords pour former une coalition. Une « dynamique politique délétère » qui mine la confiance dans les institutions. Le pire scénario redouté par certains manifestants ? Que la situation se prolonge jusqu’en 2029, date des prochaines élections régionales, et que le gouvernement actuel continue à gérer les affaires courantes pendant encore plus de trois ans. Une perspective jugée inacceptable par les citoyens présents.
















