Accueil Actu Belgique Société

« Aucun jeune ne devrait vivre dans la peur » : un rassemblement à Bruxelles pour lutter contre les violences faites aux enfants

par RTL info
De nombreux citoyens se sont rassemblées ce samedi 15 novembre devant le Palais de Justice de Bruxelles pour dénoncer les violences systémiques dont sont victimes les enfants et adolescents, en Belgique comme ailleurs.

Sous l’impulsion des collectifs Ensemble contre l’inceste et Patouche, la première « Manif Enfantiste » belge a vu le jour ce samedi à Bruxelles. Inspirée par la dynamique née en France, cette mobilisation visait à alerter sur la multiplicité des violences subies par les plus jeunes, dans un contexte que les organisateurs qualifient « d’adultiste ».

« Aucune jeune personne ne devrait vivre dans la peur », rappelle le manifeste porté par les collectifs. Pourtant, en Belgique comme dans d’autres pays, les enfants et adolescents sont chaque jour confrontés à des formes variées de maltraitances : inceste, pédocriminalité, cyberharcèlement, exploitation sexuelle, mutilations, maltraitance institutionnelle, violences policières, discriminations ou encore mariages forcés.

eeee.jpg
RTL info
eeeeee.jpg
RTL info
eeeeeeee.jpg
RTL info

Les organisateurs dénoncent un « système adultiste », dans lequel les adultes sont placés au-dessus des enfants et adolescents niant leurs droits, leurs besoins, leur parole, et parfois leur existence même. Ce système, selon eux, permettrait la persistance de ces violences, en favorisant l’impunité et en étouffant les tentatives de dénonciation. Dans leur prise de parole, les collectifs accusent également l’État belge et les institutions d’inaction, voire de mise en danger des enfants : « La société détourne le regard et l’État choisit de ne pas les protéger », affirment-ils. Ils évoquent notamment des cas de jeunes victimes ignorées malgré des signalements, des placements abusifs, des enfants livrés à la rue ou encore des coupes budgétaires dans les secteurs clés comme la petite enfance ou l’éducation.

Le rassemblement a aussi pointé du doigt les dispositifs sécuritaires visant la jeunesse, tels que les couvre-feux imposés aux mineurs, ou les traitements discriminatoires à l’égard des jeunes issus de quartiers populaires. « La jeunesse est traitée comme une population à criminaliser », déplorent les militant·es.

Contenus sponsorisés

À la une

Les plus lus