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Avec l’arrêt en cours de route du vaste projet de numérisation de la police intégrée, baptisé I-Police, ce sont finalement plus de 75 millions d’euros qui se sont envolés, un gaspillage mis en avant mardi par le quotidien Le Soir. Le journal rapporte les conclusions de deux rapports confidentiels de 2024, internes à la police fédérale, qui sont assassins sur la gestion du projet et des fonds qui y avaient été liés.
C’est un géant français de la tech, Sopra Steria, qui a été chargé de ce chantier via un marché public fin 2021. Les rapports n’épargnent pas cette société, qui a obtenu un contrat jugé très avantageux pour elle, mais ne semble avoir fourni que peu de résultats concrets, selon le quotidien. Il est question d’absence de planning mais aussi de l’utilisation de consultants pas qualifiés pour les missions confiées, etc.
Mais de nombreuses critiques visent aussi la DRi, la Direction de l’information policière et des moyens ICT au sein de la police. Elle est chargée de superviser le dossier, mais ne serait en réalité pas parvenue à identifier des priorités claires.
Un budget trop optimiste
Dans le cadre du même projet, une vingtaine de licences technologiques ont également été achetées, semble-t-il dans la précipitation, entre fin 2021 et l’été 2024. Pour 24 millions d’euros en tout. Plus tard, la police s’aperçoit que certains des produits qu’elle a achetés, parfois sur conseil de la société Sopra Steria, sont inutilisables car ils ne conviennent pas à sa propre architecture technologique.
Les critiques relevées dans les rapports internes ne s’arrêtent pas là, puisqu’ils pointent aussi entre autres un recours trop étendu à des consultants externes, ainsi qu’un budget initial trop optimiste.


















