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La journée est à nouveau difficile pour les usagers des transports en commun wallons. Peu de bus roulent du côté du TEC, voire pas du tout à certains endroits. Du côté de la SNCB, un service minimum est maintenu.
Le TEC recommande aux usagers de « restés informés » via ses canaux de communication et « à envisager une alternative pour [leurs] déplacements ».
- Dans le Brabant wallon, le TEC ne détaille pas encore les perturbations exactes mais signale qu’elles seront « importantes ».
- À Charleroi, le réseau est à l’arrêt. Seules les lignes 99, 108, 109a, 132c, 136c, 156a, 365a, 366, E109 et E110 circulent normalement. le réseau «est à l’arrêt», à l’exception des lignes 99, 108, 109a, 132c, 136c, 156a, 365a, 366, E109 et E110. Ailleurs dans le Hainaut, seules 17 lignes circulent normalement tandis que 35 sont limitées ou perturbées. Aucune zone de la province n’est épargnée.
- À Liège-Verviers toujours fortement perturbé. Au total, 113 lignes sont totalement à l’arrêt, dont le tram et le Busway 2. Dix lignes circulent à des fréquences réduites dues à des voyages supprimés et 82 lignes assurent un service normal, sous réserve de perturbations éventuelles rencontrées sur la route. Les itinéraires de certaines lignes peuvent toutefois être limités.
- À Namur-Luxembourg, les lignes qui desservent Namur centre sont supprimées entre 6h et 14h (en raison d’une manifestation organisée à Namur et Jambes, voir ci-dessous). Les lignes du transport scolaire ainsi que le transport à la demande (TAD) ne sont pas impactés.
Lourdes perturbations à Namur
Environ 1.000 personnes, selon la police, ont répondu à l’appel de la CGSP et de la CSC Services publics vendredi à Namur. La manifestation destinée à défendre les intérêts des travailleurs des services publics devrait se terminer vers 13h00.
Syndicats et manifestants sont venus poursuivre leur cri de colère face à la suppression du recrutement statutaire à la SNCB et plus globalement dans la fonction publique ou encore l’enseignement. Leur mouvement de contestation concerne aussi la poursuite de la réforme des pensions, la précarisation de l’emploi via les flexi-jobs, l’augmentation des coûts de scolarité, la privatisation accrue couplée à la suppression d’acquis sociaux au TEC, la suppression des provinces, et enfin la fusion des communes.
Les quelque 1.000 personnes présentes se sont réunies à proximité de la gare de Jambes à 10h30. Des arrêts sont prévus devant le siège de l’Opérateur de Transport de Wallonie (OTW) et le Parlement wallon. La manifestation prendra ensuite la direction de la gare de Namur, où des prises de parole sont prévues, avant la dislocation du cortège, prévue vers 13h00, selon la police.
La grève se poursuit jusqu’au 5 février dans certaines zones
Ce matin, à Jumet, les travailleurs ont voté pour la poursuite de la grève. « C’était déjà joué d’avance, a estimé Lorenzo Scivoli, le président de la CSC pour le secteur des transports. Les gens en ont marre. On a voté pour poursuivre jusqu’au 5. Et on verra, probablement au-delà si l’Opérateur de Transport de Wallonie (OTW) ne nous rappelle pas à la table des négociations ».
Le Brabant wallon a également annoncé poursuivre la grève. D’autres zones pourraient suivre vendredi. Les travailleurs veulent maintenir la pression alors qu’une réunion est prévue avec la direction le 5 février. Une autre assemblée est prévue à Robertmont.
Les travailleurs dénoncent des mesures d’économie
Des actions de grèves sont menées en front commun syndical sur tout le réseau TEC depuis lundi. Les représentants des travailleurs ont déposé un préavis de grève à durée indéterminée afin de s’opposer aux mesures d’économie demandées par le gouvernement wallon à l’Opérateur de Transport de Wallonie (OTW), qui chapeaute le TEC au sud du pays.
La direction du TEC déplore le prolongement de la grève et dénonce l’installation de piquets de grève devant les dépôts qui ont empêché le reste du personnel de travailler. « Une ligne rouge a été franchie », indique Stéphane Thiery, directeur marketing du TEC.
Le dialogue social n’est pourtant pas rompu, souligne-t-il. Des réunions de travail avec les représentants du personnel sont programmées en février et en mars pour la mise en œuvre d’une nouvelle orientation du contrat de service public jusqu’en 2029.














