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ING propose à ses salariés proches de la retraite de garder une partie de leur salaire sans travailler: l'idée ne plaît pas à tout le monde

La direction d'ING et les syndicats ont discuté mardi après-midi d'une convention collective de travail (CCT) en vue de l'évolution de certains départements. L'accord offre notamment aux employés dont le travail sera automatisé la possibilité de prendre une "pension anticipée" ou de démissionner volontairement moyennant une indemnité.

La direction et les syndicats n'ont pas donné de détails concrets sur le nombre d'employés potentiellement concernés, mais la banque a réfuté l'idée qu'il s'agissait d'une série de licenciements ou d'une restructuration. "ING dément fermement l'allégation d'une possible restructuration comme en 2016", peut-on lire dans un communiqué.  

Toutefois, selon la banque, des explications ont été données lors du conseil d'entreprise ordinaire sur "des changements organisationnels très spécifiques pour les deux prochaines années".  Concrètement, il s'agit principalement d'évolutions dans les départements où un grand nombre de tâches ont été automatisées ou numérisées au cours des derniers mois, indique la banque. Il s'agit notamment de tâches administratives.

Des critiques

Si certains syndicats ont donné leur accord, la CGSLB a dénoncé une convention collective de travail qui "cache un plan social". "Cela fait des semaines que nous demandons à ING de nous communiquer leurs intentions sur les restructurations envisagées. En vain, explique la représentante syndicale. Nous ne voulons pas signer un tel texte sans savoir combien de personnes sont concernées", a indiqué  Marieke De Kegel, permanente CGSLB à nos confrères de L'Echo.

De son côté, le parti du Premier ministre belge s'est montré très critique. "Il n'est pas possible qu'au moment où toutes nos entreprises ont besoin de personnel supplémentaire, une grande banque décide de payer les gens pour qu'ils restent chez eux", déclare Tom Ongena, président de l'Open VLD, selon Het Nieuwsblad.

Trois possibilités

Dans ce contexte, trois options s'offrent aux employés concernés, précise le porte-parole d'ING. La "mobilité interne", soit le changement d'emploi au sein de l'entreprise, une démission volontaire avec indemnité comme dans le cas d'un licenciement ou, pour les salariés proches de l'âge de la retraite, un départ anticipé en cas de carrière longue, comme le prévoit la convention collective récemment renouvelée.  

Pour cette dernière option, "les salariés qui souhaitent poser leur candidature seront informés personnellement dans les prochains jours", précise le communiqué. Les personnes concernées doivent avoir au moins 10 ans d'ancienneté et être à quatre ans de l'âge de la retraite.

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Commentaires

1 commentaire

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  • Les salariés qui vont partir dans ces conditions toucheront combien en "net" ? l'Etat ne va-t-il pas leur tomber sur le râble ?

    roger rabbit
     Répondre