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La Belgique fait l’objet de menaces « accrues », indique le chef de la Défense : pourquoi notre pays a-t-il une cible dans le dos ?

par RTL info avec Chantal Monet et Elisabeth Wouters
Le chef de la Défense Frédérik Vansina s’exprimait ce matin en commission de la Chambre. Une audition au sujet de la nouvelle vision stratégique de la Défense. Le général a souligné que notre pays faisait l’objet de menaces hybrides accrues qui se traduisent, notamment, par le survol de drones au-dessus de plusieurs aéroports et bases militaires belges.

Huit enquêtes pour 17 incidents qualifiés d’inhabituels et d’alarmants. Le parquet fédéral, la police et les services de renseignement collaborent suite aux nombreux survols de drones dans notre pays.

La Belgique est-elle réellement menacée ? Le chef de la Défense répond. « Nous voyons des drones, des attaques cyber, des bateaux d’espionnages russes trop proches de nos côtes. Nous voyons une rhétorique assertive, agressive sur les réseaux. Donc nous faisons l’objet de menaces hybrides accrues », décrit Frédérik Vansina.

Mais qui se trouve derrière ces menaces ? « Nous avons de grandes indications pour dire que ces actions ont été pilotées par la Russie. Notamment il y a quelques mois, le sabotage de câbles en mer, des cyberattaques, de la désinformation », note le chef de l’armée.

Pourquoi viser la Belgique ? Bruxelles abrite le siège de l’OTAN et de l’Union Européenne, mais aussi d’Euroclear, là où se trouve une grande partie des avoirs russes gelés que la Commission Européenne souhaite utiliser pour soutenir financièrement l’Ukraine.

Il y a quelques heures, le service de renseignements extérieurs russe faisait monter la pression. « La Belgique sera confrontée à un grave problème de responsabilité si des avoirs russes sont saisis », explique-t-il. Une intimidation claire de Moscou.

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