Partager:
La Belgique est en train de travailler sur une adaptation de sa législation dans le but de pouvoir intercepter des navires soupçonnés d’appartenir à la flotte fantôme russe, écrit jeudi De Tijd.
Selon la ministre de la Justice Annelies Verlinden (CD&V), qui s’exprimait dans les colonnes du quotidien flamand ainsi qu’auprès de VRT NWS, une série d’éléments juridiques et opérationnels doivent être adaptés afin que la Belgique puisse appliquer certaines dispositions de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer.
Près de 500 navires
La flotte fantôme russe, composée de bateaux naviguant sous faux pavillon ou sans aucun drapeau, compte près de 500 navires, selon une enquête menée par De Tijd et VRT NWS en collaboration avec des médias britanniques, néerlandais et allemands. Ces navires utilisent des drapeaux d’une trentaine de pays ou territoires, dont l’Angola, Aruba, la Zambie ou encore le Botswana.
Récemment, un bateau suspecté d’appartenir à cette flotte fantôme a été intercepté par la France et mis à la disposition de la justice. Le pétrolier était parti de la ville portuaire russe de Mourmansk, près de la frontière avec la Finlande. Selon le président français Emmanuel Macron, la mesure se justifiait car le navire arborait un faux pavillon.
Selon l’enquête, 61 navires appartenant à la flotte fantôme ont fait escale en Europe entre le 1er novembre dernier et le 1er février. Vingt bateaux ont traversé la mer du Nord, tandis qu’au moins 13 navires ont pénétré dans la zone économique exclusive belge. Aucune arrestation n’a toutefois été menée par la Belgique pour l’instant.

















