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La séquence fait vivement réagir le monde politique. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le Parti socialiste a évoqué un lien entre le gouvernement MR/N-VA de 2014-2018 et l’affaire Jeffrey Epstein, en s’appuyant sur des échanges impliquant Steve Bannon, ancien stratège de Donald Trump.
Interrogé par Martin Buxant, Paul Magnette a défendu la démarche de son parti. « On a juste repris un article de La Libre Belgique (…) qui explique que M. Bannon, qui est un leader d’extrême droite américain, a eu des liens avec la N-VA. Je ne sais pas si vous avez remarqué M. Buxant, mais la N-VA n’a toujours pas démenti. » Il insiste : « Le Palais royal a aussi été accusé à un moment donné et a immédiatement envoyé un communiqué disant que c’était faux, je constate que la N-VA ne l’a pas fait. »
Un message de Steve Bannon au cœur de la polémique
Dans sa publication, le PS revient sur un message attribué à Steve Bannon, envoyé à Jeffrey Epstein, dans lequel il semblait s’attribuer la chute du gouvernement belge en décembre 2018, dans le contexte du Pacte de Marrakech. « Le gouvernement belge est tombé cinq heures après mon discours », aurait-il écrit, en référence à une intervention prononcée à Bruxelles le 8 décembre 2018.
Cela révèle un monde où prédateurs et extrême droite évoluent côte à côte
Le PS y voit un signal inquiétant : « Que cette confession se fasse à Epstein est effrayant. Cela révèle un monde où prédateurs et extrême droite évoluent côte à côte. Loin de toute morale, loin de tout contrôle démocratique », écrit le parti. Le titre de cette fameuse publication a d’autant plus mis le feu aux poudres : « Quand le gouvernement MR/N-VA se retrouve dans les fichiers Epstein. »
Pour éviter toute confusion précisons qu’aucune personnalité politique belge n’est citée dans les « Epstein Files ».
Le MR dénonce un « amalgame »
La publication a suscité de vives critiques du côté libéral. Plusieurs élus du MR dénoncent un message « mensonger et populiste », estimant qu’il entretient un amalgame entre leur parti et les crimes sexuels commis par Jeffrey Epstein, homme d’affaires américain décédé en prison en 2019.
Quant à la N-VA, elle n’a pas réagi, comme le prétend Paul Magnette sur notre antenne… enfin presque pas. Nos confrères de la DH ont interrogé le Premier ministre Bart De Wever à ce sujet. Ce dernier a dénoncé des « bassesses du PS qui ne méritent pas de réponse, seulement de la honte par procuration ».















