Accueil Actu RTL info Conso

Lait infantile contaminé : l’ingrédient en cause venait d’une usine de Wuhan

Par RTL info avec Belga
L’huile à l’origine de la présence potentielle d’une toxine dangereuse dans des laits infantiles rappelés dans plusieurs pays proviendrait d’une entreprise étrangère, déclenchant une série de retraits préventifs de produits de grandes marques, dont certaines sont commercialisées en Belgique.

Le fabricant de l’huile riche en acide arachidonique (ARA) à l’origine de la présence potentielle de céréulide dans du lait infantile de plusieurs marques est le producteur chinois Cabio Biotech, a appris l’AFP de sources proches du dossier. Cette entreprise, fondée en 2004 et dont le siège se trouve à Wuhan (est de la Chine), est le principal producteur chinois de ce type d’huiles et fournit de nombreux producteurs de lait infantile locaux ou internationaux (Nestlé et Danone, notamment).

Il y a quelques années, c’est à Wuhan qu’avait été détectées les premières infections au coronavirus.

Après Nestlé, le français Lactalis a aussi annoncé mercredi dernier le lancement d’un vaste rappel de lait infantile dans plusieurs pays, notamment la France.

La Belgique est concernée par le rappel de lots de la marque Danone. Début janvier, Nestlé Belgilux a décidé, par précaution, de retirer de la vente et de rappeler auprès des consommateurs plusieurs produits de la marque NAN. La Belgique n’est en revanche pas concernée pour le moment par le rappel de lait infantile du groupe Lactalis, ni par celui de lots de la marque Babybio Optima du groupe Vitagermine.

Le problème échappait aux contrôles classiques

D’une manière générale, les contrôles de sécurité alimentaire sont particulièrement stricts pour les produits très sensibles comme le lait infantile, selon un point réalisé par l’AFP avec le géant mondial des laboratoires d’analyses, le Français Eurofins.

La recherche des bactéries de la famille des Bacillus cereus est systématiquement proposée mais la céréulide, une toxine produite par certaines souches de Bacillus cereus dans certaines conditions, ne fait pas partie des contrôles classiques.

Néanmoins, selon Eurofins, dans le contexte actuel, ce test est en ce moment demandé car l’ensemble des acteurs des produits laitiers en général et des poudres infantiles en particulier se préoccupent de la situation.

Contenus sponsorisés

À la une

Les plus lus