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Mort d’Alex Pretti, tué par des agents fédéraux à Minneapolis : et si un tir accidentel était à l’origine du drame ? Deux hypothèses se dessinent

Par RTL info
Des images analysées par plusieurs médias anglo-saxons remettent en question la version officielle sur les circonstances de la mort d’Alex Pretti, tué par des agents de l’immigration à Minneapolis. Le premier coup de feu pourrait ne pas avoir été intentionnel.

Que s’est-il passé le 24 janvier 2026, à Minneapolis ? Comme pour la mort de Renee Good, survenue le 7 janvier dans des circonstances similaires, la scène a été filmée par de nombreux témoins. Mais la reconstitution s’avère plus complexe : un grand nombre d’agents de l’immigration (ICE et Border Patrol) se sont rués sur Alex Pretti, rendant les images difficilement lisibles.

Malgré cela, des médias comme CNN et The Telegraph ont pu recouper les vidéos disponibles pour établir un déroulé des faits. Alex Pretti, infirmier de profession, ne participait pas activement à la manifestation en cours à ce moment-là : il se trouvait à l’écart, téléphone à la main, aidant à réguler la circulation.

Cinq agents mobilisés

Il intervient brièvement lorsqu’il voit un agent bousculer deux manifestantes : « Hey, ne les poussez pas sur la route », lance-t-il. L’agent en question pousse alors les deux femmes, ainsi que Pretti, et fait usage de gaz poivre. Ce dernier tente de s’interposer pour protéger une des personnes visées. C’est à ce moment que les violences s’accélèrent.

Tiré violemment par l’arrière de son manteau, Alex Pretti est projeté au sol. Trois agents se jettent alors sur lui, rejoints par deux autres. L’un d’eux le frappe à plusieurs reprises à la tête. Aucun des enregistrements ne montre l’infirmier armé, ni ne laisse penser qu’il représentait une menace immédiate.

Deux hypothèses sur le premier coup de feu

L’élément le plus troublant reste le premier tir. Selon CNN, un agent s’approche alors qu’il ne tient rien en main. Un collègue crie « Il a une arme », et l’agent saisit rapidement un pistolet glissé à la ceinture d’Alex Pretti avant de s’éloigner. C’est précisément à ce moment qu’un premier coup de feu retentit. Pour The Telegraph, cet agent aurait pu faire feu accidentellement avec l’arme de Pretti. Ce tir aurait paniqué les autres agents, déclenchant la rafale qui a suivi. Cette version est soutenue par Rob Doar, président d’une organisation pro-armes dans le Minnesota.

Il convient de noter que l’arme en question, un pistolet Sig Sauer P320, fait l’objet de plus d’une centaine de plaintes pour des tirs accidentels. L’ICE aurait même interdit ce modèle à ses agents en 2025. Le fabricant, de son côté, nie tout défaut et affirme que « l’arme ne peut en aucun cas faire feu sans qu’on appuie sur la détente ».

L’autre version : un tir volontaire

Mais une seconde hypothèse, évoquée par CNN, contredit celle du tir involontaire. Un autre agent, distinct du premier, aurait pointé son arme sur Alex Pretti avant le premier tir. Les images, trop encombrées, ne permettent pas de voir s’il a appuyé sur la détente, mais il est certain qu’il a ensuite tiré une seconde fois.

Un troisième agent dégaine aussi son arme, sans que l’on puisse confirmer s’il a participé à la fusillade. Tous les agents s’écartent alors du corps d’Alex Pretti, inanimé au sol. L’un des policiers impliqués tire encore cinq fois, à distance, en s’éloignant. Durant les 24 secondes suivantes, aucun secours n’est apporté. Des agents reviennent ensuite, non pas pour prodiguer une aide médicale, mais pour fouiller le corps. Il faudra près d’une minute pour qu’un appel aux secours soit finalement émis.

Comme dans le cas de Renee Good, la police locale a été écartée de l’enquête, désormais exclusivement menée au niveau fédéral. Des voix de l’opposition dénoncent une « exécution en pleine rue » et craignent que les agents impliqués ne soient exonérés de toute responsabilité.

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