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Interrogé sur la grève de cinq jours au micro de Martin Buxant, le ministre de la Mobilité a affirmé « comprendre la colère et le découragement des usagers », avant d’ajouter : « Parce qu’à un moment donné, avoir des syndicats qui font grève lorsqu’il n’y a rien sur la table, qui font grève lorsqu’il y a des accords sur la table, et qui font toujours grève une fois qu’on a un projet de loi qui est passé, on se demande si pour certains, ce n’est pas devenu plus une raison idéologique. »
Le ministre souligne toutefois la mise en place d’un « service minimal » qui permet aux usagers d’avoir des solutions alternatives pour se déplacer.
Idéologie contre pragmatisme
Selon Jean-Luc Crucke, une entreprise telle que la SNCB, bien qu’elle soit publique, doit « non pas se gouverner par idéologie, mais plutôt par pragmatisme, et surtout en améliorant le service et en s’adaptant à la concurrence qui, inévitablement, va arriver. »
Quant à la question de savoir si une grève de cinq jours était évitable, le ministre fédéral est clair : « Il faut poser la question aux syndicats. »
Il affirme que le gouvernement, lui, a fait son travail : « J’ai passé des dizaines d’heures de réunions avec les syndicats pour trouver des accords, et à deux reprises, ces syndicats ont signé des accords. Or je n’ai forcé personne à signer, je n’ai pas tenu quelqu’un sur sa chaise, lié, pour l’obliger à signer. Ils ont signé. Je constate simplement qu’après ça, ils n’ont pas réussi à faire approuver ces accords en aval par leurs affiliés. »
Évoluer pour anticiper la concurrence
Jean-Luc Crucke rappelle le principe de la conclusion d’un accord : « Dans un accord, chacun abandonne un peu de ses prérogatives, ses ambitions. Chacun, en ce compris le gouvernement. C’est ça un accord. Et on arrive à un consensus. » Un travail que le ministre fédéral estime avoir accompli.
« Vous ne pouvez quand même pas reprocher à des gouvernants politiques, à un gouvernement, de prendre ses responsabilités parce que si je ne prépare pas 2032 dès aujourd’hui, ce sera la catastrophe sociale », alerte le ministre de la Mobilité, qui souhaite à tout prix éviter à la SNCB, opérateur historique, de perdre trop de parts du marché face aux opérateurs privés dans un futur proche.
Face à cet échec ayant entraîné la grève, le ministre affirme tout de même « ne pointer personne du doigt ». Pour lui, « le train doit simplement avancer », et la SNCB se moderniser et s’adapter à l’évolution de la situation.
















