Partager:
Le but du plan anti-drone européen est de pouvoir contrer tout drone malveillant qui menacerait l’espace aérien européen ou des infrastructures critiques. Pour réaliser cela, 250 millions d’euros seront débloqués.
La Commission Européenne prévoit un mur anti-drone opérationnel d’ici fin 2027. Il couvrirait tout le flanc Est de l’Union européenne, des États baltes à la mer Noire, et il serait composé de systèmes de détection et de neutralisation.
Le plan mentionne aussi la création d’un bouclier de défense aérienne et d’un bouclier de défense spatiale.
Meilleure coordination entre les pays et leurs entreprises
La Commission veut aussi que les États membres se coordonnent pour lutter plus efficacement ensemble. Pour cela, un registre centralisé sera créé pour permettre aux différents pays de partager leurs informations.
Les industriels et entreprises européennes qui sont actifs dans le domaine, sont aussi appelés à se concerter. Un forum sera organisé en ce sens. Car l’Europe veut donner un coup d’accélérateur à la production de drones et de système anti-drone.
Pour faire face à la vague de drones suspects
Ce plan intervient au moment où les drones représentent une menace de plus en plus sérieuse. Les drones sont devenus une question prioritaire pour l’Union Européenne. Les incursions de drones suspects sont devenues monnaie courante. Avec des signalements récurrents ces derniers mois : en Pologne, au Danemark, en Roumanie, au Royaume-Uni et chez nous aussi.
En Belgique, 558 signalements de drones suspects ont été enregistrés par le Centre national de Crise entre septembre dernier et fin janvier. Des engins qui ont survolé des zones très sensibles : bases militaires, installations nucléaires et aéroports.
L’origine exacte de ces drones n’a pas formellement été identifiée, mais les experts soupçonnent fortement la Russie de mener une guerre hybride. Ces vols de drones permettent de récolter des informations sur les sites survolés et de tester les limites de l’Union Européenne.















