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« Mines dans nos eaux ou drones d’attaque » : quel est le plan de l’armée belge pour contrer la Russie ?

Par RTL info
« Nous ne sommes pas en guerre mais nous ne sommes plus en paix non plus », faisait remarquer le Général-Major Jean-Pol Baugnée dans RTL info Signatures. Cependant, « il ne faut pas se tracasser pour des chars russes sur la Grand-Place de Bruxelles demain » car l‘armée belge a un plan. « On a toujours un plan à l’armée », a-t-il rappelé.

Selon le Général-Major Jean-Pol Baugnée, la Belgique est bel et bien une cible potentielle de la Russie. « Il ne faut pas croire qu’on est protégés plus qu’un autre pays. Nous avons le siège de l’UE et de l’OTAN à Bruxelles, nous avons le port d’Anvers qui est quand même un hub logistique majeur au niveau mondial et européen. »

Une cyber force créée en 2025

Quel est dès lors le plan pour contrer la Russie ? Premièrement, l’armée est désormais prête pour les attaques auxquelles on est déjà confrontés actuellement. « La première étape, c’est celle des espions à mi-temps, cyberattaques qu’on subit assez régulièrement d’ailleurs venant de pas mal de monde différent, c’est très difficile d’identifier les auteurs, des fake news, des sabotages, des assassinats comme on l’a vu en Grande-Bretagne. On a un plan pour ça. Nous avons créé la force cyber en 2025 pour nous protéger contre ce genre d’attaque. Donc nous sommes prêts », a-t-il expliqué.

Du matériel anti-drones arrive

Si « on n’a pas de preuve formelle que c’était la Russie » derrière les « survols de drones » récents de nos installations militaires et civiles aériennes, le Général-Major Jean-Pol Baugnée rappelle que « nous avons fortement monté en puissance » depuis. « Nous nous sommes équipés, nous avons reçu du matériel en décembre, nous allons encore en recevoir en février et nous allons en recevoir encore plus dans un avenir proche. »

Le service militaire volontaire pour protéger le pays

Si les tensions avec la Russie devaient augmenter, l’armée belge est « prête à tout ». « Si ça escalade, ce serait éventuellement du mouillage de mines dans nos eaux territoriales ou des drones d’attaque qui s’attaqueraient à des points sensibles en Belgique », a-t-il détaillé. « C’est d’ailleurs pour ça que nous avons besoin d’une force territoriale que nous n’avons plus pour l’instant. Nous allons reconstruire sur base du service militaire volontaire qui va pouvoir protéger nos points sensibles et qui va pouvoir faire du maillage sur le territoire national pour renforcer la sécurité sur notre territoire national. »

D’autant que selon lui, la Russie devrait tester l’OTAN d’ici deux ou trois ans, ce qui « nous obligerait à nous déployer avec nos forces dans le but d’abord de voir si nous sommes capables de nous déployer. Parce que c’est un casse-tête logistique. Et deuxièmement de voir quel volume de forces nous serions capables de mettre à la fenêtre ».

Ces déploiements concerneraient nos militaires de carrière, ceux ayant fait leur service volontaires étant destinés à travailler sur le sol belge pour nous protéger.

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