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Dans un discours axé sur la défense et la résilience nationale, le général français Fabien Mandon a insisté sur les atouts de la France pour dissuader Moscou, mais a pointé un manque de volonté collective :
« On a tout le savoir, toute la force économique et démographique pour dissuader le régime de Moscou », a-t-il affirmé. Cependant, selon lui, il manquerait une véritable capacité à se sacrifier pour défendre les valeurs du pays : « Ce qu’il nous manque, et c’est là où vous avez un rôle majeur, c’est la force d’âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l’on est », a-t-il lancé aux maires présents.
Une phrase qui fait polémique
Mais c’est surtout la déclaration suivante qui a marqué les esprits et suscité la polémique : « Si notre pays flanche parce qu’il n’est pas prêt à accepter de perdre ses enfants, parce qu’il faut dire les choses, de souffrir économiquement parce que les priorités iront à de la production de défense, si on n’est pas prêt à ça, alors on est en risque », a-t-il déclaré, appelant les élus à relayer ce message dans leurs communes. Les mots du général, jugés anxiogènes voire inacceptables par certains élus et citoyens, ont choqué par leur brutalité. De Jean-Luc Mélenchon à Fabien Roussel en passant par le député RN Sébastien Chenu, chaque bord politique y est allé de sa désapprobation.



















