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Mort de Quentin à Lyon : neuf personnes interpellées, dont un assistant parlementaire

par RTL info
Neuf personnes ont été interpellées à la suite de la mort du jeune Quentin Deranque, lors de manifestations à Lyon. Parmi elles, un assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault.

Selon une information relayée par BFM TV, quatre personnes ont été interpellées à la suite de la mort de Quentin Deranque à Lyon. Parmi eux, Jacques-Élie Favrot, un assistant parlementaire de Raphaël Arnault, député pour le parti La France Insoumise (LFI).

Une autre personne serait Adrian B., et entretiendrait lui aussi des liens avec Raphaël Arnault. Adrian B. serait un militant de la Jeune Garde, mouvement « antifasciste » français.

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Pour rappel, la mort du jeune Quentin Deranque, militant nationaliste de 23 ans, divise la France. En marge de la conférence donnée par Rima Hassan (eurodéputée La France Insoumise) à Sciences Po Lyon, Quentin Deranque assurait bénévolement la sécurité du collectif identitaire et féministe d’extrême droite Némésis, qui était présent pour afficher son hostilité à Rima Hassan. Quentin a alors été passé à tabac par « au moins six individus » selon le procureur de la république de Lyon.

Les agresseurs se sont « déshonorés », déclare Jean-Luc Mélenchon

Les agresseurs de Quentin Deranque se sont « déshonorés » en frappant le jeune militant nationaliste Quentin Deranque « d’une manière qui, de toute évidence, comporte le risque d’infliger la mort », a dénoncé mardi soir Jean-Luc Mélenchon.

« Dans la violence, qu’elle soit défensive ou offensive, et je le dis en notre nom à tous, tous les coups ne sont pas permis », a martelé le leader de LFI dont la formation est mise en cause par ses adversaires en raison de ses liens avec la Jeune Garde antifasciste lyonnaise.

« Quelles que soient les opinions de ses parents, rien ne justifie qu’on leur ramène leur enfant mort », a-t-il également dit à propos de Quentin Deranque.

Dans un même temps, La France insoumise « n’accepte pas les leçons » de Sébastien Lecornu, qui a demandé au mouvement de gauche radicale de « faire le ménage » dans ses « rangs » après la mort du militant nationaliste Quentin Deranque.

« Nous n’acceptons pas les leçons que nous donne Monsieur le Premier ministre, qui visiblement a pété un câble cet après-midi aux questions d’actualité » à l’Assemblée nationale, a déclaré le leader de LFI lors d’une conférence devant des militants à Paris.

Des « meurtriers présumés » pour Jordan Bardella

Le président du RN Jordan Bardella a accusé mardi le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon d’avoir « ouvert les portes de l’Assemblée nationale à des meurtriers présumés », « La responsabilité morale et politique de Jean-Luc Mélenchon est immense », a affirmé Jordan Bardella sur le réseau social X, accusant le patron de LFI de « complicité avec les groupuscules d’ultragauche qu’il qualifie lui-même de ‘jeunes camarades’».

« Mettre fin au contrat »

De son côté, le député LFI et co-fondateur du mouvement antifasciste de la Jeune Garde Raphaël Arnault a annoncé avoir engagé la procédure pour « mettre fin » au contrat de son collaborateur parlementaire Jacques-Elie Favrot, qui fait partie des neuf suspects arrêtés.

« Mon collaborateur Jacques-Elie Favrot a cessé toutes ses activités parlementaires. Dès hier avant d’apprendre son interpellation ce soir, nous avons engagé auprès des services de l’Assemblée les procédures pour mettre fin à son contrat. À l’enquête désormais de déterminer les responsabilités », a écrit Raphaël Arnault sur X.

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