Partager:
Une deuxième mention au casier judiciaire de l’ex-président, avant d’affronter le procès libyen en appel : la Cour de cassation a rendu définitive mercredi la condamnation de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bygmalion en rejetant son pourvoi.
« Nicolas Sarkozy prend acte du rejet de son recours comme il l’a toujours fait des décisions rendues à son encontre », ont réagi ses avocats à la Cour Patrice Spinosi et Emmanuel Piwnica dans un communiqué transmis à l’AFP.
L’ex-président français devra-t-il retourner en prison, à peine sorti ? « Il va devoir exécuter sa peine mais pas retourner en prison », précise notre envoyé spécial de Paris, Christophe Giltay. « L’affaire Bygmalion est une affaire qui remonte à la campagne présidentielle de 2012. Cette société de communicationfinançait ses meetings politiques pour 44 millions d’euros alors qu’il avait droit à seulement 22 millions. Il y avait effectivement un problème et c’est pour ça qu’il a été condamné ».
Ce jugement intervient néanmoins en cassation et la cassation a pour but de casser le jugement. Comme elle n’a pas cassé le jugement, le jugement est toujours valable. « Or, ce jugement adaptait sa peine de prison de six mois en une peine avec bracelet électronique. Donc s’il devait purger cette peine, ce serait sous bracelet électronique. Ce n’est pas la même affaire que celle qui l’a conduit en prison le mois dernier pendant trois semaines », note Christophe Giltay.
Cette affaire-là, dite ‘affaire Kadhafi’, date de 2007, la précédente élection présidentielle. Là, les choses sont plus graves car il y aura un appel au mois de mars et si cet appel est rejeté, là oui, il pourrait retourner en prison.


















