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Un chiffre inquiétant en France ? Pour la première fois depuis 1944, un changement majeur a lieu entre les décès et les naissances

Par RTL info avec AFP
Pour la première fois depuis 1944, la France a enregistré plus de décès que de naissances en 2025. En cause : une natalité en chute libre et une mortalité en hausse, sur fond de crise sociale, économique et sanitaire.

La France, qui compte désormais 69,1 millions d’habitants, a franchi en 2025 un cap symbolique: le nombre de décès a été supérieur à celui des naissances, une première depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.

Au 1er janvier 2026, 69,1 millions de personnes vivaient en France, dont 2,3 millions dans les cinq départements d’outre-mer, a indiqué l’Insee mardi. La population a augmenté de 0,25% par rapport à l’an dernier, à «un rythme un peu moins rapide que celui observé ces deux dernières années», a précisé Sylvie Le Minez, cheffe de l’unité des études démographiques et sociales de l’Insee, lors d’une conférence de presse.

Mais pour la première fois depuis 1944, cette croissance de la population est uniquement liée au solde migratoire, estimé à +176.000 personnes, soit la différences entre le nombre de personnes entrées et sorties du territoire.

Le solde naturel, qui correspond à la différence entre les naissances et décès, est lui devenu négatif: -6.000 personnes. Une situation qui s’explique par deux facteurs: le recul des naissances et la hausse des décès.

«Ce qui frappe, c’est à quel point, en quelques années, le solde naturel a diminué en raison de la diminution rapide des naissances», a souligné Sylvie Le Minez. Ce solde était encore de +200.000 personnes en 2015.

Natalité en berne

En 2025, 645.000 bébés ont vu le jour dans le pays, soit 2,1% de moins que l’année précédente, ce qui correspond au plus faible nombre sur un an depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, pour la quatrième année consécutive. Il s’agit même d’une chute de 24% par rapport à 2010, «année du dernier point haut des naissances».

La baisse des naissances est due au repli de la fécondité, soit le nombre d’enfant par femme. L’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) a continué lui aussi de diminuer: il s’est établi à 1,56 enfant par femme, après 1,61 en 2024, soit le plus faible niveau depuis la fin de la Première guerre mondiale.

Ce recul s’inscrit aussi dans une tendance de moyen terme: cet indice diminue depuis 2010, lorsqu’il s’élevait à 2,02 enfants par femme en France métropolitaine.

Les démographes avancent diverses explications: les personnes ont d’autres aspirations que fonder une familles, sont freinées par des difficultés (à trouver un travail stable, à se loger) ou des craintes (conciliation vie professionnelle et familiale, incertitudes climatiques...)

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