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Six personnes ont été légèrement blessées vendredi dans l’explosion d’une grenade lancée dans un institut de beauté du centre-ville de Grenoble, a appris l’AFP de source policière.
Aux alentours de 15H00, plusieurs personnes se sont présentées dans ce commerce avant d’y jeter une grenade, et le souffle de l’explosion a fait six blessés. Les suspects, dont les motivations ne sont pas connues à ce stade, sont en fuite, a précisé cette source.
«Le bilan provisoire fait état de six blessés en urgence relative dus au souffle de l’explosion, ils ont été pris en charge sur place par les secours et n’ont pas été transportés à l’hôpital, a précisé la préfecture de l’Isère .Un enfant de cinq ans figure parmi les blessés, selon la préfecture, qui n’a pas voulu se prononcer sur les causes de l’explosion.
L’institut de beauté se trouve, entre d’autres boutiques, au rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitations de plusieurs étages, et sa vitrine a été soufflée par la déflagration, selon une journaliste de l’AFP sur place.
« Pas destiné à tuer mais à intimider »
L’engin explosif lancé vendredi dans un salon de beauté de Grenoble, qui a légèrement blessé six personnes, n’était «pas destiné à tuer» mais à intimider, a déclaré à la presse le procureur Etienne Manteaux.
Deux individus se sont présentés à l’institut, l’un a jeté un objet explosif qui n’avait «pas de charge importante ni d’éléments métalliques projetants» et l’autre a filmé la scène, a expliqué le magistrat. Leur vidéo est déjà sur les réseaux sociaux, a-t-il précisé, en évoquant une «action d’intimidation» démontrant «une escalade dans la désinhibition des délinquants».
Pas la première fois !
Il y a un an, le 12 février 2025, une attaque à la grenade avait fait quinze blessés, dont six graves, dans un bar associatif d’un quartier en proie au trafic de stupéfiants dans le sud de Grenoble.
Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur, avait dénoncé »une opération criminelle inédite, puisqu’on a utilisé une technique de guerre (avec) une grenade très spécifique«. Un mineur de 17 ans, soupçonné de l’avoir lancée, avait été mis en examen une dizaine de jours plus tard.


















