Partager:
Une enquête judiciaire a été ouverte à la suite de l’incident survenu à bord du chasseur de mines M940 Oostende, a indiqué vendredi le parquet fédéral. Pour l’heure, toutes les pistes sont envisagées et des expertises techniques sont en cours, a précisé le parquet, sans livrer davantage de détails afin de préserver l’enquête.
Les faits se sont produits mardi en début de soirée, alors que le navire était amarré à la base navale de Zeebrugge. Un problème technique affectant le système d’échappement a provoqué un important dégagement de fumée. Les pompiers de Bruges sont intervenus sur place. Aucun incendie ni blessé n’a été signalé, a indiqué la Défense, soulignant que le personnel de garde avait correctement réagi.
Parallèlement à l’enquête judiciaire, une enquête technique a été lancée par la Défense afin de déterminer l’origine exacte de l’avarie. « Les analyses sont toujours en cours », a fait savoir le ministère, sans se prononcer sur l’ampleur des dégâts ni sur d’éventuelles conséquences opérationnelles pour la Marine.
Un contexte tendu
Interrogé mercredi en Commission de la Défense, le ministre de la Défense Theo Francken a qualifié l’incident de « frappant ». Sans évoquer explicitement un sabotage, il a replacé l’événement dans un contexte international tendu, rappelant que des actes de sabotage ont récemment été constatés en Allemagne.
Cette semaine, deux hommes ont d’ailleurs été arrêtés en Allemagne et en Grèce dans le cadre d’une enquête portant sur une tentative de sabotage visant un navire de la marine allemande dans un chantier naval de Hambourg.
Le M940 Oostende, entré en service fin 2025, est le premier d’une nouvelle génération de douze chasseurs de mines commandés conjointement par la Belgique et les Pays-Bas.
















