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Des militaires de pays européens débarquent au Groenland en réaction à la convoitise de Trump : « Nous avons une vision différente »

Par RTL info avec Claire Carosone et Steve Damman
Le Groenland se trouve au cœur des tensions internationales. Une réunion diplomatique entre le Danemark et les États-Unis n’a pas porté ses fruits, tandis qu’une mission militaire européenne démarre sur le territoire arctique.

Les tensions s’intensifient autour du Groenland, ce territoire stratégique de l’Arctique au cœur des convoitises internationales. Une réunion diplomatique organisée hier à Washington entre le Danemark, les États-Unis et le Groenland n’a pas permis de trouver un accord. Les discussions se sont soldées par un constat de désaccord profond. « Nos perspectives sont toujours opposées. Le président Trump a été clair sur sa vision des choses et nous avons une vision différente », a déclaré Lars Løkke Rasmussen, ministre danois des Affaires étrangères. Les États-Unis maintiennent leur ambition de récupérer le Groenland, une position jugée inacceptable par Copenhague, pour qui ces prétentions vont à l’encontre de l’intégrité territoriale du royaume, ainsi que du droit à l’autodétermination des Groenlandais.

Face à ces pressions croissantes, l’Europe a décidé de montrer les muscles. Une mission militaire européenne a été lancée dans la région. Des troupes danoises ont atterri à Nuuk, la capitale du Groenland, et ont été rejointes par des contingents venus de France, de Suède, d’Allemagne et de Norvège. Cet exercice interallié vise à réaffirmer la présence européenne dans une zone géographiquement et stratégiquement cruciale, où les enjeux de souveraineté et de sécurité prennent une ampleur inédite. Le gouvernement danois a néanmoins précisé que cette opération s’inscrivait dans le cadre des engagements pris au sein de l’OTAN.

Des habitants inquiets

Au Groenland, la situation inquiète les habitants, souvent oubliés dans les tractations internationales. Beaucoup redoutent les conséquences potentielles de cette montée des tensions. « C’est très effrayant parce que c’est quelque chose d’énorme. La réalité vient de nous frapper. C’est lourd », a témoigné une habitante après avoir suivi de près la conférence de presse. Malgré les incertitudes, cet habitant reste optimiste : « Ils ne sont pas parvenus à trouver un accord, mais je garde espoir car je veux vivre en paix. », déclare un autre local.

Pour tenter d’apaiser le climat tendu, Washington et Copenhague ont convenu de la création d’un groupe de travail spécial dédié à la question groenlandaise. Celui-ci se réunira prochainement pour approfondir les échanges et essayer de rapprocher les positions. Toutefois, les divergences persistantes sur des thématiques clés, notamment l’intégrité territoriale du Danemark et les aspirations du peuple groenlandais à l’autodétermination, laissent entrevoir des négociations complexes et potentiellement longues.

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