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Depuis les déclarations provocantes de Donald Trump à propos de son souhait de conquérir le Groenland, l’île arctique se retrouve sous le feu des projecteurs. « C’est une pression immense. Nous sommes sous pression. C’est absolument stressant », confie Tove Søvndahl Gant.
La cheffe de la mission du Groenland auprès de l’Union européenne reconnaît que cette soudaine attention mondiale bouleverse son pays, mais elle entend rester positive : « C’est très encourageant de voir tout le soutien que de nombreux pays nous apportent, en particulier des pays européens et de l’Union européenne elle-même. »
Le Groenland, un « micro-État »
Rappelant que l’île, rattachée au Danemark depuis plus d’un millénaire, a progressivement gagné en autonomie, Tove Søvndahl Gant décrit son territoire comme « un micro-État ». Selon elle, « le gouvernement groenlandais a le pouvoir concernant les secteurs les plus importants, ceux qui sont nécessaires pour qu’une nation soit considérée comme complète, une nation autodéterminée ».
Cette structure institutionnelle traduit la volonté d’émancipation d’un peuple qui se construit politiquement tout en préservant son lien historique avec Copenhague.
L’indépendance, « une aspiration sur le long terme »
Interrogée sur la perspective d’une indépendance totale, la diplomate rappelle que les préoccupations du moment sont ailleurs. « Si les Groenlandais souhaitaient faire sécession, c’est possible, mais ce n’est pas la discussion actuelle », observe-t-elle. Pour Tove Søvndahl Gant, la pleine souveraineté demeure « un objectif, une aspiration sur le long terme ».














