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« Nous ne sommes pas des esclaves » : Bart De Wever fustige les menaces américaines contre le Groenland

Par RTL info avec Belga
Le Premier ministre Bart De Wever a réaffirmé ce jeudi à la Chambre que la Belgique ne céderait pas sa souveraineté face aux pressions américaines sur le Groenland.

« Les États-Unis sont les plus forts mais nos dignités ne sont pas à vendre, nous ne sommes pas des esclaves », a lancé jeudi le Premier ministre Bart De Wever à la Chambre, à quelques heures d’un sommet européen convoqué en urgence pour répondre à la crise autour du Groenland et des velléités du président américain.

Le chef du gouvernement fédéral a participé ces derniers jours au Forum économique mondial de Davos où Donald Trump a soufflé le froid et puis le chaud sur le sort de l’île arctique, et sidéré ses partenaires occidentaux. « Nous avons échappé à une véritable catastrophe », a reconnu M. De Wever qui tire plusieurs leçons de ces péripéties, à commencer par la nécessité d’une Europe plus forte. « Nous, Européens, devons être prêts à affronter des épisodes de tempête et à résister seuls ».

À ses yeux, l’Europe doit surmonter ses lenteurs, mettre sur pied une union des capitaux, permettre des coopérations renforcées et construire sa Défense. « Même si ce n’est pas pour demain, il faut accélérer », a-t-il ajouté. Et d’avancer la nécessité d’alliances avec d’autres pays comme la Grande-Bretagne, le Canada, l’Australie mais aussi l’Inde et l’Amérique du Sud.

« Ne pas se laisser bercer par l’accalmie »

« Garder la tête froide et serrer les rangs. Répondre sur le même ton ne sert à rien. Les Européens doivent se montrer unis, cohérents et se montrer forts », a résumé pour sa part le ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot.

« Ne nous laissons pas bercer par l’accalmie apparente. La pression retombe aujourd’hui mais il ne faut pas exclure qu’elle revienne demain », a-t-il ajouté.

Ces derniers jours, des voix européennes se sont élevées pour demander la préparation du mécanisme « anti-coercition » de l’UE face aux menaces américaines, appelé aussi « bazooka ». Aucun des deux ministres belges n’a évoqué une telle éventualité. « L’enjeu n’est pas de réagir à chaque soubresaut mais regarder en face notre propre responsabilité et préparer notre propre palette de réactions », a souligné M. Prévot.

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