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« Notre corps a un peu plus de mal à suivre » : ce naturopathe livre ses conseils pour vivre plus longtemps, en meilleure santé

Par RTL info
Si l’espérance de vie augmente, l’espérance de vie en bonne santé, elle, stagne. Invité du RTL info 13h, le naturopathe Loïc Ternisien présente son livre consacré à tous ces petits gestes qui peuvent faire la différence pour « reprendre le pouvoir sur notre santé ».

Vous dressez d’abord un constat. La bonne nouvelle, c’est que l’espérance de vie augmente. La moins bonne, c’est que l’espérance de vie en bonne santé, elle, stagne.

Oui, et ça, c’est quelque chose qu’on oublie de dire. On parle souvent de cette espérance de vie qui augmente, mais est-ce qu’il est préférable de vivre longtemps mais en mauvaise santé, ou un petit peu moins longtemps mais en pleine forme ? Je pose la question.

Selon vous, à quoi est due cette espérance de vie en bonne santé qui stagne ?

Depuis 13 ans en consultation, je constate que c’est beaucoup lié à l’hygiène de vie et surtout dans nos pays occidentaux, avec toutes ces choses qui ont été rajoutées au fur et à mesure du temps. On pense aux zones électromagnétiques, on pense à l’alimentation dont la qualité est de moins en moins bonne. On pense aussi au stress dans nos sociétés qui est énorme. Le tout cumulé, ça fait que notre corps a un peu plus de mal à suivre.

Dans votre livre, vous proposez de revoir nos habitudes, sur plusieurs thèmes comme la nourriture, l’eau, le stress, l’exercice physique. Mais par quoi faut-il commencer ?

Ce n’est pas moi qui vais donner la réponse, mais je vais plutôt citer la première lectrice du bouquin qui, elle, a commencé le livre à l’envers. Comme il y a 11 thèmes, l’idéal, c’est de commencer par ce qui nous parle, ce qui nous appelle. L’idée, ce n’est pas de tout faire tout de suite. C’est impossible de mettre en place les 11 thèmes tout de suite. Mais il faut se demander : est-ce qu’on se sent la force de manger un peu plus bio ? Est-ce qu’on se sent plus la force d’éteindre son téléphone portable quand on le porte sur soi ? Qu’est-ce que l’on est en mesure de faire tout de suite ? Je crois que c’est véritablement ça qu’il est important de choisir. Ce que je suis capable de faire, moi, aujourd’hui, parmi tous les thèmes et toutes les astuces qu’il y a dans le bouquin.

Parmi les thèmes que vous abordez, il y a la nourriture. Et il semblerait que ce soit une catastrophe.

Tout à fait. Clairement, aujourd’hui, c’est difficile de trouver une viande nourrie à l’herbe, de trouver des aliments qui sont nutritifs. Alors, oui, on pourrait les avoir si on avait notre propre potager, mais on n’est plus à l’époque de nos grands-parents. Donc, là, il y a des choix simples à poser. Par exemple, essayer de manger le plus brut possible, le moins transformé possible, le plus bio possible pour avoir le moins de pesticides. Déjà, commencer à faire ces petits choix, c’est déjà avancer. C’est déjà reprendre le pouvoir sur sa santé, justement.

Il y a un autre thème, celui des relations sociales. En quoi la relation sociale est importante pour la santé physique ?

Alors, il y a un détail important à noter qui explique ceci : la relation sociale crée de l’ocytocine. Il s’agit d’une hormone que l’on a dans le corps qui va apaiser le stress, qui va calmer notre système. Le lien améliore la santé, la longévité. Il y a des études qui ont montré que les personnes âgées qui sont liées les unes aux autres, qui vivent dans des groupes, sont en meilleure santé, plus longtemps. Or le lien, on le voit, se détériore. On est de plus en plus connectés numériquement, mais on est de moins en moins connectés les uns aux autres. Et cette connexion physique, ce lien, il est fondamental pour rester en bonne santé.

Vous proposez, par exemple, l’idée des « cinq minutes ». Vous dites qu’on a tous au moins cinq minutes dans notre journée pour entretenir un lien précieux. Vous pensez à quoi quand vous dites ça ?

Téléphoner à un ami à qui on n’a pas téléphoné depuis longtemps. Prendre des nouvelles de quelqu’un qu’on aime. Sortir et parler à quelqu’un. Alors peut-être pas à l’inconnu qu’on va croiser dans la rue, sinon on risque de passer pour un petit fou, donc il faut faire attention. Mais ne serait-ce que juste sortir, aller faire son épicerie et parler à la personne humainement parlant, plutôt que faire ses courses sur Internet. Mais ne serait-ce que juste de base prendre des nouvelles de quelqu’un qu’on aime. C’est créer du lien, c’est améliorer ce lien.

Vous nous proposez aussi de pratiquer le silence cinq minutes par jour. Sans smartphone. Est-ce que vous pensez que les écrans constituent un facteur qui aggrave aussi la mauvaise santé ?

Bien sûr, le fait de scroller en permanence stimule la dopamine, augmente le stress, l’anxiété, et la comparaison aussi. On le voit sur les réseaux sociaux, il y a de plus en plus de jeunes connectés qui sont anxieux parce que ça crée des troubles anxieux généralisés. Donc oui, le téléphone, laissons-le un petit peu de côté. Il faut vraiment essayer d’avoir des périodes où on ne fait rien. C’est rare aujourd’hui de ne rien faire dans nos vies.

Il faut se forcer, mais comme vous l’expliquez, ce sont des petites touches, des petites notes et il faut bien commencer par quelque chose. Vous, vous avez commencé par quoi ?

J’ai commencé par l’alimentation. Parce que ce qui m’a fait passer d’ingénieur à naturopathe, c’est parce que j’ai eu un problème de santé. Et la chose la plus évidente, alors que j’étais au Canada, c’était de me dire, si mon alimentation me pose problème, alors je change mon alimentation. Et au fur et à mesure, j’ai rajouté des couches. Mais j’ai commencé par ce qui a été le plus simple, le plus facile pour moi. Et c’est toujours ça la clé : faire simple, facile. Sinon, c’est l’échec assuré.

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