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Donald Trump a assuré ce mercredi que le projet d’accord en discussion sur le Groenland donnait aux États-Unis « tout ce (qu’ils) voulaient » sans préciser si cela se traduirait par une possession américaine de l’île, son exigence de départ.
« C’est l’accord de long terme par excellence. Et je pense que cela met tout le monde dans une très bonne position, en particulier concernant la sécurité et les minerais et tout le reste », a déclaré le président américain pendant un échange avec la presse à Davos, ajoutant : « Il n’y a pas de limite de durée, c’est pour toujours ».
En raison de cet accord, Donald Trump a levé la menace de droits de douane contre plusieurs pays européens, après une réunion « très productive » à Davos avec le chef de l’Otan Mark Rutte. « Sur la base de cette entente, je n’imposerai pas les droits de douane qui devaient entrer en vigueur le 1er février », a écrit le président américain sur Truth Social.
L’annonce a ravi les marchés financiers : Wall Street, qui évoluait en petite hausse, a bondi à la publication du message, et le dollar a repris des couleurs face à l’euro.
Donald Trump avait accentué samedi la pression en menaçant d’imposer de nouveaux droits de douane allant jusqu’à 25 % à huit pays européens pour leur soutien au Danemark, ce qui a incité l’Europe à menacer les États-Unis de représailles.
Le dirigeant républicain a toutefois précisé ce mercredi que des « discussions supplémentaires sont en cours à propos du Dôme d’Or, en ce qui concerne le Groenland », faisant référence au bouclier antimissile qu’il entend construire.
Il a chargé son vice-président JD Vance, son chef de la diplomatie Marco Rubio et son émissaire spécial Steve Witkoff de mener ces négociations.
Trump exige des « négociations immédiates »
Quelques heures avant cette publication, Donald Trump a exclu pour la première fois ce mercredi à Davos d’utiliser la force pour mettre la main sur le Groenland mais a exigé des « négociations immédiates » sur son acquisition par les États-Unis, réaffirmant que seuls les États-Unis sont en mesure d’en assurer la sécurité.
Le président américain insiste sur le fait que le Groenland, territoire autonome danois riche en minerais, est vital pour la sécurité des États-Unis et de l’Otan face à la Russie et à la Chine, alors que la fonte des glaces dans l’Arctique ouvre de nouvelles routes et que les superpuissances rivalisent pour obtenir des avantages stratégiques.



















