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Une confiserie de Marche-en-Famenne doit changer de nom à cause de Facebook

Par Roxane Josse et Denis Caudron
À Marche-en-Famenne, une confiserie a dû changer de nom sur internet pour pouvoir rester sur Facebook. Le réseau social leur a envoyé un avertissement. Facebook refuse de recommander la page du magasin car il s’appellait « Au Baiser de Marche ».

« Votre page n’est plus recommandée. » C’est le message qu’a reçu Sandrine Neri, la gérante de la boutique. Après quelques recherches, elle se rend compte que c’est le mot « baiser » qui pose problème. « On a essayé de modifier en marquant La confiserie au Baiser de Marche, mais ça ne fonctionnait pas », explique-t-elle.

Elle n’a dès lors pas eu d’autre choix que de changer le nom du magasin. La boutique s’appelle finalement Confiserie Marchoise.

Une censure que les clients ne comprennent pas. « C’est un peu exagéré, ça reste leur enseigne. Je ne vois pas pourquoi ils doivent changer de nom malgré que ce soit moins approprié pour Facebook. Mais ça reste leur marque de fabrique. Je trouve ça un peu exagéré de leur part. »

Sur la vitrine, le nom de la confiserie reste Au Baiser de Marche., en référence à ce petit gâteau à la crème au beurre.

On est vraiment déçus
Sandrine Neri, gérante

Le personnel craint un manque de visibilité à l’avenir. « On est vraiment déçus parce que nos contenus, c’est vraiment de la pâtisserie, des petits gâteaux, du chocolat. C’est vraiment un beau contenu. C’est dommage de devoir changer. »

Dans ses règles relatives au nom de page, Meta interdit des termes ou des expressions de nature abusive qui portent atteinte aux droits d’autrui. Mais l’algorithme a sélectionné le mot baiser en dehors de son contexte.

Des moyens de contester existent

Pour Xavier Degraux, spécialiste des médias sociaux., il faut alors s’opposer à cette décision. « Ne pas se dire, c’est Meta, c’est un géant, donc d’office j’applique ce qu’elle me demande. Non, nous sommes en Europe donc nous avons des législations qui nous protègent par rapport à des décisions tout à fait iniques, à sens unique et qui en plus, ici, n’ont aucun sens. »

Sandrine, elle, ne souhaite pas se lancer dans une telle procédure contre le géant américain.

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