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Un accord commercial trouvé entre la Suisse et les États-Unis en échange… d’une Rolex et d’un lingot d’or pour Trump

par RTL info
Pour obtenir une baisse des droits de douane sur ses produits, la Suisse a déployé une stratégie d’influence très personnalisée auprès de Donald Trump, allant jusqu’à lui offrir une montre de luxe et un lingot d’or, rapporte un média américain.

C’est une révélation du site américain Axios : pour débloquer un accord commercial avec les États-Unis, une délégation de chefs d’entreprise suisses a rencontré Donald Trump début novembre à la Maison Blanche, avec en poche des cadeaux particulièrement luxueux. Au programme : une montre Rolex spéciale et un lingot d’or personnalisé d’un kilogramme, estimé à 112.000 euros.

Le tout accompagné d’une bonne dose de flatteries à l’égard du président américain. Des cadeaux que Trump a officiellement acceptés au nom de sa bibliothèque présidentielle, ce qui les rend légaux, selon la Maison Blanche.

Trump convaincu

Résultat de cette opération séduction : les droits de douane américains sur les produits suisses ont été réduits de 39 % à 15 %. En échange, la Suisse a accepté de baisser également ses propres barrières tarifaires et de favoriser des investissements supplémentaires d’entreprises suisses aux États-Unis.

Sur Truth Social, Donald Trump s’est félicité de cette issue : « Je tiens à féliciter tous les participants pour l’excellent travail accompli », a-t-il écrit. Selon un haut responsable de son administration cité par Axios, Trump aurait particulièrement apprécié l’initiative helvétique, la considérant comme encore plus marquante que celle d’Apple quelques mois plus tôt.

En août, c’est le PDG d’Apple, Tim Cook, qui avait amorcé ce type d’approche. Pour célébrer un engagement d’investissement massif aux États-Unis (100 milliards de dollars), il avait offert à Trump un disque gravé sur un socle en or 24 carats. Un geste également bien accueilli par le président républicain.

« L’opportunité a été saisie »

Interrogé par la RTS, Guy Parmelin, conseiller fédéral suisse chargé de l’économie (UDC, droite radicale), a nié toute soumission politique à Trump, tout en reconnaissant l’importance stratégique de la rencontre.

« Notre problème était le suivant : quand et comment remettre notre dossier en tête de liste auprès du président ? », a-t-il expliqué. Grâce à certains représentants économiques suisses en lien direct avec le Bureau ovale, « l’opportunité s’est présentée et a été saisie ».

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