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Alors que les services d’Ores tentent de reconnecter au gaz tous les Montois ce dimanche, de nouvelles difficultés se sont ajoutées au tableau. Une cabine électricité a pris feu à l’avenue du Pont Rouge dimanche soir. Environ 300 habitants se sont retrouvés privés d’électricité, en plus du gaz. Cette panne est directement liée à une surchauffe du réseau électrique. « Cet incident est très probablement lié à la surutilisation du réseau électrique pour se chauffer en compensation vu les températures. Nos collègues sont occupés à faire le nécessaire au plus vite » a indiqué la porte-parole d’Ores.
Les conditions météorologiques du jour n’ont rien arrangé. « Le réseau électrique montois est sursollicité », explique l’opérateur dans un communiqué publié dimanche en fin d’après-midi.
Ores se dit conscient que la situation est compliquée pour les Montois mais leur demande « de limiter la consommation électrique en réduisant autant que possible l’utilisation des appareils gourmands en électricité, de veiller à utiliser les chauffages électriques de manière raisonnée et dans un objectif d’appoint, en veillant à chauffer une pièce de vie et non une habitation complète, et de ne pas procéder à la charge des voitures électriques pour le moment ».
« Nos techniciens sont sur le terrain au finish »
Une pièce défaillante dans une cabine d’ORES, le gestionnaire de réseau. Voilà ce qui a privé de gaz 12000 foyers de Mons depuis plusieurs jours. Mais la reconnexion au gaz progresse.
Tous les clients d’Ores de Cuesmes étaient réalimentés en gaz dimanche soir. La réalimentation à Nimy a commencé dimanche après-midi et reprendra dès lundi matin. La mise sous gaz du réseau est en cours à Mons nord. « Si tout se passe bien, on débutera le porte-à-porte dans la soirée déjà dès 22 heures mais nous attendons d’avoir la certitude que la remise sous gaz est en ordre au niveau du réseau. »
À Mons sud, le réseau sera remis sous gaz lundi matin et les équipes techniques enchaîneront avec le passage en porte-à-porte pour la réalimentation de client en client. « Il est difficile de donner un chiffre dimanche soir car la comptabilisation se fait sur base des fiches d’étanchéité que l’on remplit après avoir fait les tests obligatoires chez les clients. Nos techniciens sont sur le terrain au finish et se concentrent là-dessus », a indiqué Annabel Vanbever, porte-parole d’Ores.
La porte-parole d’Ores a également tenu à rassurer les habitants : « Il ne s’agit pas d’une fuite, ni d’un acte de vandalisme ou d’un acte malveillant ». L’absence d’erreur humaine rend cet événement encore plus rare. « J’en discutais avec mes collègues ce matin, qui me disaient que de mémoire de gaziers, on n’avait pas eu de telle situation depuis plus de 40 ans », a-t-elle souligné.
Place au porte-à-porte
Le rétablissement du service est en cours et mobilise une logistique humaine et technique considérable. Les personnes absentes pourront contacter ORES via un numéro de téléphone spécifique laissé dans la boîte aux lettres pour fixer un rendez-vous afin de réactiver leur vanne.
Les équipes d’Ores multiplient les interventions méthodiquement : chaque foyer concerné doit être vérifié pour garantir une reprise sécurisée de l’alimentation. Ce processus, bien que rigoureux, impose toutefois aux habitants un délai prolongé avant un retour complet à la normale.
« On ne perd pas de vue la situation dans laquelle sont plongés les clients »
Ores, acteur clé dans la gestion du réseau de distribution de gaz en Wallonie, opère un réseau impressionnant de plus de 10.000 kilomètres de conduites et près de 4.000 cabines gazières. L’incident de Mons, qui a impliqué une mise en sécurité automatique de 14 cabines, illustre à quel point l’échelle et la complexité de ce réseau peuvent rendre certaines pannes particulièrement spectaculaires. L’entretien et les contrôles de sécurité y sont stricts, ce qui rend cet incident d’autant plus singulier. « Une situation exceptionnelle, mais on sait des conséquences qui restent compliquées pour les clients, admet Annabel Vanbéver. Et ça, on ne le perd évidemment pas de vue ».
Des équipes venues d’autres régions wallonnes
Les conséquences humaines de cette panne sont également au cœur des préoccupations. Face à l’ampleur de l’incident, Ores a mobilisé des ressources supplémentaires. Des équipes venues d’autres régions wallonnes, et notamment du Luxembourg, sont venues prêter main-forte pour assurer un rétablissement le plus rapide possible. Malgré ces renforts, la coordination et les interventions indispensables continueront à mobiliser les équipes encore plusieurs heures. « Aujourd’hui, l’analyse, le moment, je dirais, n’est pas au coût, mais vraiment au rétablissement de la situation pour tous les clients », a déclaré Annabel Vanbéver. Néanmoins, cette mobilisation exceptionnelle aura sans aucun doute un impact financier à évaluer à terme.
« Une grande mobilisation »
Près de 12.000 vannes ont été coupées pour permettre le relancement du gaz, un travail d’équipe immense. « Fermer les vannes et puis refaire la même opération pour les rouvrir en toute sécurité et ce en un temps record de quelques jours, je pense que ça a véritablement nécessité une grande mobilisation à la fois chez les équipes mais aussi dans la population qui a répondu présent et que je voudrais vraiment remercier », détaille le bourgmestre, Nicolas Martin.















