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« Habemus gouvernement », a-t-on pu entendre cette semaine, après que les sept partis réunis en conclave à Bruxelles ont fini par trouver un accord. Après 613 jours, soit un an, huit mois et trois jours après les élections, la Région bruxelloise a donc enfin un gouvernement. Et c’est Boris Dilliès (MR) qui en a été désigné le ministre-président. Une surprise signée Georges-Louis Bouchez.
À son arrivée pour la prestation de serment, autant dire qu’il y avait quelques caméras et photographes qui attendaient Boris Dilliès au tournant, pour sa première interview en tant que « patron bruxellois ».
« Je ne vais pas au carnaval »
« Je mesure le poids de la responsabilité, je ne vais pas au carnaval », a-t-il notamment déclaré au micro des journalistes présents. « Ce serait très prétentieux de vous dire que je suis forcément le king », ajoute-t-il ensuite. Cependant Boris Dilliès ne s’est pas arrêté là dans ses déclarations. Selon lui, être ministre président, ce ne serait surtout « pas la fête du slip ».
Mais ses premières paroles font aussi l’éloge de Georges-Louis Bouchez : « C’est un honneur que me fait mon président de parti. Et vous savez que c’est un homme qui, à un moment, réfléchit, décide et puis pop-pop », déclare-t-il à propos du président du MR.
Un bilinguisme… à travailler
Ce qui a surtout marqué cette toute première prise de parole du nouveau ministre-président de la Région bruxelloise relève du point 13 de l’accord régional bruxellois, celui-là même qui a été conclu très récemment. En effet, ce dernier stipule noir sur blanc que : « L’ensemble du gouvernement promeut activement le bilinguisme de la région. »
Or dans sa première interview accordée à la télé du nord du pays, Boris Dilliès a été forcé d’admettre d’emblée : « Mon néerlandais est très mauvais. Je dois travailler pour Bruxelles, ensemble », dans un néerlandais très approximatif.
Et lorsqu’un journaliste flamand lui demande si le manque de maîtrise de cette langue va être difficile pour lui, Boris Dilliès rétorque (toujours dans un néerlandais hésitant) : « Oui, mais je travaille. Je dois étudier, je le sais. Je le promets. »
















