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Insultés, harcelés, obligation de porter des tenues « attirantes » : des employés du « couple de l’horreur » raconte un quotidien effrayant

Par RTL info
Quatre employés de magasins liés au « couple de l’horreur » de Verviers dénoncent des salaires impayés, du harcèlement, et une ambiance de travail insoutenable. Ils réclament justice et veulent tourner la page.

À Stembert et à Sprimont, plusieurs employés de magasins appartenant à Éric F. et sa compagne Nathalie – le tristement célèbre « couple de l’horreur » de Verviers, aujourd’hui incarcérés – vivent un véritable calvaire. Quatre d’entre eux, Maiva, Camille, Ludovic et Elsa, ont accepté de témoigner, auprès de nos confrères de Sudinfo. Depuis décembre, ils ne sont plus payés par la nouvelle gérante. « On nous a clairement dit qu’elle ne voulait pas verser les salaires. Lorsqu’on l’a relancée, elle nous a accusés de harcèlement et nous a promis une solution. Mais rien ne bouge », déplorent-ils. Éric F., pourtant derrière les barreaux, aurait assuré que les salaires seraient versés. « Il m’a même appelée depuis la prison de Lantin pour me le confirmer », explique Camille.

Outre les retards de paiement, le quotidien au travail était invivable. « Au début ça allait, puis on a été harcelés. Il nous appelait tard le soir, même le week-end. Il n’y avait plus de pauses, on mangeait à la caisse, on se faisait crier dessus pour un rien », racontent les employés. Mais ce n’est pas tout. Le comportement d’Éric F. allait bien au-delà du harcèlement moral. « Certaines collègues étaient insultées devant les clients, traitées de p** ou de sal*** », raconte Maiva. Le gérant aurait aussi encouragé des tenues provocantes pour « attirer la clientèle ». « Il m’a déjà dit qu’il aimerait regarder sous ma jupe », ajoute-t-elle.

Des témoignages évoquent même des actes sexuels sur le lieu de travail. « Il disait souvent qu’il finirait en prison, mais sans nous expliquer pourquoi », se souvient un employé.

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