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Le bunker est discret, enterré en pleine forêt sous un tapis de feuilles. Il s’agit plus précisément d’un bunker de la ligne Devese qui ralentissait les Allemands il y a 85 ans. Aujourd’hui, il vit une seconde fois pour accueillir des chauves-souris. Cependant, à l’heure actuelle, les lieux ne sont pas encore habités.
Adrien Holleville, chargé de missions au parc naturel de la vallée d’Attert, nous a fait découvrir l’intérieur du bunker : « On peut voir les différentes micro-gites qu’on a posées. L’idée première, c’était de poser des briques et des planches en bois sur lesquelles les chauves-souris puissent se poser et trouver des cavités pour hiberner », explique-t-il.
Calme, froid et humidité importante
En effet, ce bunker est parfait pour hiberner. L’hiver, les chauves-souris ont besoin d’un lieu calme, silencieux et froid. « Ce que recherchent les chauves-souris durant un gîte d’hiver, c’est surtout une humidité importante. Et en fermant un peu le lieu, on permet ce maintien d’une humidité importante », affirme Adrien Holleville.
De l’autre côté de la commune, un second lieu inattendu est déjà dédié à ces animaux volants. Il s’agit d’un ancien transformateur du réseau de distribution électrique Ores. Ses quatre étages abritent d’ores et déjà des chauves-souris, il est donc recommandé de baisser la voix lorsque l’on rentre à l’intérieur.
« Un gîte d’été »
« Ici, c’est plutôt un gîte d’été. L’intérêt de cette tour, c’est vraiment que, durant l’été et au printemps, le soleil tape au niveau du toit et chauffe bien sous le toit pour qu’on atteigne une température autour des 35 degrés », avance encore Adrien Holleville. Les chauves-souris ne se situent donc pas au premier étage, mais plus haut.
« Les chauves-souris peuvent rentrer par la chiroptière (aménagement spécifique, souvent intégré dans la toiture ou un mur, servant d’accès sécurisé pour les chauves-souris vers un gîte comme un comble ou un grenier, NDLR) qu’on a installée ici. L’idée, c’est qu’elles s’agrippent sur le plafond ou qu’elles trouvent des interstices entre les planches de bois », précise le guide.
La commune d’Attert envisage de proposer le même aménagement à des privés propriétaires d’un bunker, et Natagora, association active en matière de protection de l’environnement, passerait faire des recensements de la population de chauve-souris.

















