En ce moment
 
 

Coronavirus: Olivier, un Liégeois qui vit en Chine, n'ose pas revenir en Belgique (vidéo)

La Chine était samedi de plus en plus isolée par la crise du nouveau coronavirus, les Etats-Unis et l'Australie sonnant la charge contre les voyageurs en provenance de ce pays, où l'épidémie a passé le cap des 250 morts.

Olivier Dressen, un Belge, vit et travaille à Shanghai depuis 7 ans. Ce Liégeois explique ce qu'il vit au quotidien depuis la découverte du virus.

Le réalisateur et photographe témoigne que la plus grande ville du pays est devenue une "ville fantôme". Il est cloîtré chez lui depuis une semaine. Il n’a pas osé revenir en avion en Belgique, car en rentrant il a peur de tomber malade. 

Cela fait penser à un film apocalyptique

"Shangai est une ville énorme et, en ce moment, les rues sont désertes", a-t-il confié au micro d'Amélie Schildt. "Personne ne sort. Presque tout le monde porte des masques. Cela fait penser à un film apocalyptique. Tous les commerces sont fermés. La ville est déserte, c’est assez lunaire."

Il indique que de nombreuses informations utiles passent par les médias chinois. "On reçoit des consignes par rapport au port du masque. Il faut se laver les mains couramment. Je ne sors plus de chez moi, sauf pour aller m’approvisionner en nourriture. C’est assez tendu", précise-t-il.

Et de poursuivre: "Je n’ai pas peur car je reste chez moi et je travaille ici. Il n’y a pas vraiment de risques. J’ai l’impression que la situation en dehors est assez sous contrôle. Les Chinois respectent généralement assez bien les règles de sécurité."    

Olivier Dressen avait l’intention de prendre un avion pour rentrer en Belgique avant de se raviser. "J’ai entendu qu’en Belgique, il y avait une quarantaine qui a été mise en place pour les étrangers qui viennent de Chine. Je me suis donc dit que j’étais finalement plus en sécurité en restant chez moi, en évitant tout contact, que de prendre un avion et me retrouver dans une zone contaminé. Je préfère ne pas prendre l’avion", conclut-il.

Les Belges présents à Wuhan seront rapatriés dimanche soir

Neuf ressortissants belges, actuellement confinés à Wuhan, ont sollicité un rapatriement vers la Belgique, a indiqué vendredi le ministre des Affaires étrangères Philippe Goffin. Nos compatriotes, ainsi que trois de leurs proches, seront de retour dimanche soir sur le territoire national, a-t-il assuré lors d'une conférence de presse tenue conjointement avec la ministre de la Santé, Maggie De Block.

L'avion français affrété pour l'occasion décollera vendredi soir, à 22h00, de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, près de Paris avant de se poser quelques heures plus tard à Wuhan, épicentre de l'épidémie de coronavirus. Plusieurs dizaines de personnes y embarqueront, parmi lesquelles les neuf Belges ayant émis le souhait de rentrer au plat pays, accompagnés de trois de leurs proches. L'avion prendra ensuite la direction d'Istres, près de Marseille, où débarqueront les citoyens français ainsi que d'autres ressortissants européens également rapatriés. Puis, il redécollera en direction de l'aéroport militaire de Melsbroek - voisin mais indépendant de Brussels Airport -, emmenant avec lui nos compatriotes accompagnés de 11 Danois, 23 Néerlandais, cinq Tchèques et deux Slovaques. Ces derniers seront alors directement pris en charge par les autorités diplomatiques de leurs pays respectifs, qui s'occuperont de les amener à bon port.

Les 12 personnes qui resteront en Belgique seront ensuite prises en charge à l'hôpital militaire de Neder-Over-Heembeek où elles seront isolées. Il est impératif que la quarantaine entamée en Chine soit poursuivie, d'après Maggie De Block. La ministre a également indiqué que les autorités prendront des mesures préventives, alignées sur les recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé et sur les mesures des pays voisins. À l'issue de la période d'isolation, les rapatriés qui se révèleraient infectés par le coronavirus seront pris en charge à l'hôpital Saint-Pierre à Bruxelles, spécialisé dans l'accueil de ce type de patients, où ils pourront être soignés.

 

Vos commentaires