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DIRECT - Guerre en Ukraine: l'ONU n'exclut plus la possibilité d'une guerre nucléaire, 9 morts dans une frappe contre une tour de télévision

Un nouveau round de pourparlers russo-ukrainiens a été prolongé jusqu'à mardi, faible lueur d'espoir alors que l'offensive russe contre l'Ukraine s'élargissait lundi à l'ensemble du pays, jetant sur les routes de l'exil près de trois millions de personnes.

LE DIRECT RTL INFO

21h49 - "Rien n'a changé" pour la Station spatiale internationale, réaffirme la Nasa

La Nasa a réaffirmé lundi que la collaboration entre les Etats-Unis et la Russie sur la Station spatiale internationale se poursuivait normalement malgré les tensions extrêmes liées à la guerre en Ukraine, soulignant qu'un astronaute américain rentrerait bien comme prévu sur Terre à la fin du mois à bord d'un vaisseau russe.

21h43 - Un journaliste britannique de Fox News blessé

Un journaliste britannique couvrant la guerre en Ukraine pour Fox News a été blessé et hospitalisé lundi près de Kiev, a indiqué la chaîne de télévision américaine sans préciser la gravité de ses blessures. "Plus tôt aujourd'hui, notre correspondant Benjamin Hall a été blessé alors qu'il récoltait des informations en dehors de Kiev", a expliqué la chaîne dans un communiqué.

"Nous avons peu de détails pour l'instant, mais Ben a été hospitalisé et nos équipes sur le terrain tentent de rassembler des informations supplémentaires alors que la situation évolue rapidement", a-t-elle ajouté. "C'est un rappel difficile pour tous les journalistes qui risquent leur vie chaque jour pour rapporter les informations depuis une zone de guerre", a souligné Fox News. Benjamin Hall couvre le département d'Etat américain. Il avait pris ses fonctions il y a peu de temps après avoir été en poste à Londres.

21h06 - Washington juge "profondément préoccupante" la position de la Chine 

Les Etats-Unis jugent "profondément préoccupante" la position "d'alignement de la Chine avec la Russie" face à la guerre en Ukraine, a fait savoir lundi une haute responsable de la Maison Blanche, après une rencontre à haut niveau à Rome.

La discussion menée par le conseiller à la sécurité nationale américain, Jake Sullivan, et Yang Jiechi, plus haut responsable de la diplomatie du Parti communiste chinois, a duré sept heures, a-t-elle souligné, en la qualifiant d'"intense" et de "très franche".

19h48 - Environ 150.000 personnes évacuées par des couloirs humanitaires 

Près de 150.000 personnes ont pu quitter des régions bombardées grâce à des couloirs humanitaires depuis le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, a affirmé lundi un haut responsable ukrainien.

"Nous avons mis en place 26 couloirs humanitaires. Grâce à eux, des bus ont pu évacuer un très grand nombre de gens. On peut dire qu'il s'agit d'environ 150.000 personnes", a déclaré l'adjoint au chef de l'administration présidentielle ukrainienne, Kyrylo Timochenko, cité par l'agence de presse Interfax-Ukraine. Ces couloirs humanitaires ont été instaurés dans les régions de Kiev, Soumy (à 350 km au nord-est de la capitale), Kharkiv, dans le nord-est du pays, et Zaporojie (est), selon M. Timochenko.

18h48 - Ukraine: un changement de régime n'est plus sur la "liste" de Poutine, selon Helsinki

Le président russe Vladimir Poutine semble avoir renoncé à un changement de régime à Kiev dans le cadre des objectifs de sa guerre en Ukraine, a affirmé lundi le président finlandais dans une interview sur CNN. (lire l'article complet)

18h44 - L'ONU n'exclut plus la possibilité d'une guerre nucléaire 

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, n'exclut plus la possibilité d'une guerre nucléaire, vu le déroulement de la guerre en Ukraine. Le fait que les forces nucléaires russes soient état d'alerte maximale est "un horrible développement", a-t-il déclaré lundi à New York.

"La perspective d'un conflit nucléaire, autrefois impensable, figure bien aujourd'hui parmi les possibilités", a ajouté Antonio Guterres. Le secrétaire général de l'ONU a pointé du doigt la Russie. "L'écrasante majorité des victimes civiles et des destructions d'infrastructures ont été causées par les forces armées russes", a-t-il dit. M. Guterres n'est pas favorable à une zone d'exclusion aérienne au-dessus de l'Ukraine car cela conduirait à une escalade vers un conflit mondial, selon lui.

17h46 - 9 morts dans une frappe contre une tour de télévision dans l'ouest 

Neuf personnes ont été tuées et neuf blessées lundi dans une frappe de l'armée russe contre une tour de télévision près de la ville de Rivne, dans l'ouest de l'Ukraine, ont annoncé les autorités locales. "A 16H00 GMT, nous pouvons déclarer qu'il y a 9 morts et 9 blessés", a indiqué à la presse Vitali Kobal, le responsable de l'administration locale, précisant que "deux missiles" avaient touché la tour de télévision du village d'Antopil, à 15 kilomètres à l'est de Rivne, et un bâtiment administratif situé juste à côté.

17h17 - Le personnel de la centrale de Zaporijjia cesse le travail après des explosions proches

Le personnel de la centrale nucléaire de Zaporijjia a temporairement cessé de travailler en raison d'explosions survenues dans un dépôt de munitions proche, a indiqué lundi la Compagnie nationale de production d'énergie nucléaire d'Ukraine Energoatom sur son canal Telegram.

Les troupes russes auraient fait exploser des parties d'un dépôt de munitions non loin de la centrale nucléaire occupée. L'information n'a pas pu être vérifiée de manière indépendante et la Russie n'a pas fait de commentaire pour l'instant. Energoatom a récemment informé l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA) que la centrale nucléaire de Zaporijjia est passée sous contrôle russe, mais la société russe d'énergie nucléaire Rosatom a ni avoir pris le contrôle des opérations.

16h40 - Kiev demande "l'expulsion immédiate" de la Russie du Conseil de l'Europe

Le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal a demandé lundi au Conseil de l'Europe "l'expulsion immédiate" de la Russie de cette organisation paneuropéenne de défense des droits humains. "Nous demandons de prendre une décision concernant l'expulsion immédiate de la Russie du Conseil de l'Europe", a lancé le chef du gouvernement ukrainien, s'exprimant par visioconférence depuis Kiev lors d'une session extraordinaire de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) qui siège à Strasbourg.

16h33 - La Flandre souhaite être capable d'accueillir 6.000 réfugiés d'ici la fin de la semaine

La Flandre souhaite disposer d'ici la fin de la semaine, en collaboration avec les autorités locales, de 6.000 places d'accueil pour des réfugiés ukrainiens fuyant l'invasion de leur pays par la Russie, a indiqué lundi le ministre-président flamand, Jan Jambon.

Ce nombre devrait passer à 18.000 pour la fin du mois, a ajouté M. Jambon (N-VA) au cours d'une conférence de presse à Bruxelles. Il s'agit principalement de places dans des maisons de repos (vides), de couvents et de centres de vaccination.  Le gouvernement flamand continuera également à travailler sur des options d'accueil collectif plus larges à un peu plus long terme. Le nombre de ces grands sites collectifs qui seront installés en Flandre n'a pas encore été déterminé. "Dans tous les cas, ils seront bien répartis sur la Flandre, et nous tiendrons compte de la capacité locale. Qu'il y en ait 15, 16, 18 ou 22, cela n'a pas vraiment d'importance", a déclaré M. Jambon. Le ministre-président a ajouté ignorer combien de réfugiés ukrainiens pourraient arriver en Flandre. "C'est un travail de devin", a-t-il souligné.

16h17 - L'Union européenne sanctionne de nouveaux oligarques russes

L'Union européenne a décidé de sanctionner de nouveaux oligarques russes, notamment le milliardaire Roman Abramovitch, propriétaire du club anglais de football de Chelsea, en représailles à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, ont indiqué lundi des diplomates à l'AFP.

Ces mesures font partie d'un quatrième train de sanctions de l'UE contre Moscou qui doivent être annoncées dans l'après-midi. Avant cette extension, 862 personnes et 53 entités russes figuraient déjà sur cette liste noire qui interdit l'entrée sur le territoire de l'UE et permet la saisie de leurs biens.

16h16 - Deux morts et un blessé dans un bombardement à Kharkiv

Un bombardement de l'armée russe a fait deux morts et un blessé à Kharkiv, dans le nord-est de l'Ukraine, a annoncé lundi le parquet régional.

"A la suite de tirs d'artillerie de l'agresseur, un immeuble a été détruit et un certain nombre de bâtiments ont été endommagés", a indiqué le service de presse du parquet de la région de Kharkiv. Il a précisé qu'il y avait "deux personnes décédées" et "un blessé", dont les identités "étaient toujours en cours d'établissement". Une enquête a été ouverte par le parquet régional.

16h15 - La centrale de Tchernobyl de nouveau coupée du réseau électrique

L'Ukraine a accusé lundi l'armée russe d'avoir à nouveau coupé l'alimentation électrique du site nucléaire de Tchernobyl et d'avoir fait exploser des munitions près d'un réacteur de Zaporojie, les deux centrales étant sous contrôle de Moscou.

Les autorités ukrainiennes avaient indiqué la veille avoir rétabli l'alimentation électrique de l'ancienne centrale de Tchernobyl, qui a toujours besoin d'énergie pour assurer la sécurité optimale des assemblages combustibles stockés sur place.

15h22 - Reprise mardi des pourparlers russo-ukrainiens, annonce Kiev

La quatrième session de pourparlers entre l'Ukraine et la Russie reprendra mardi après une "pause technique" lundi, a rapporté un négociateur de Kiev. "Nous faisons une pause technique dans les négociations jusqu'à demain" pour permettre "des travaux supplémentaires des sous-groupes de travail et la clarification" de certains termes, a déclaré sur Twitter Mykhaïlo Podoliak, un négociateur et conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

15h16 - Au moins 23 civils tués à Donetsk par une frappe ukrainienne, accuse Moscou

Les autorités russes ont affirmé lundi que 23 personnes avaient été tuées par un missile ukrainien dans la ville séparatiste prorusse de Donetsk, accusant Kiev d'un "crime de guerre". Selon un communiqué du puissant Comité d'enquête russe, "au moins 23 civils (...) parmi lesquels des enfants ont été tués et pas moins de 18 personnes ont été blessées".

Le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, a annoncé quant à lui la mort de "20 habitants pacifiques", ajoutant que "28 personnes, dont des enfants, ont été grièvement blessées et sont hospitalisées".

15h - Les compagnies russes pourront enregistrer en Russie les avions étrangers

Le président Vladimir Poutine a signé une loi, publiée lundi sur le portail officiel russe, permettant aux compagnies aériennes russes d'enregistrer en Russie les avions qu'elles louent à l'étranger de manière à pouvoir les faire voler dans le pays.

Cette mesure permettra aux compagnies de continuer d'utiliser ces appareils pour des vols domestiques en dépit des sanctions occidentales. Ils seraient néanmoins saisis s'ils volaient à l'étranger.

14h45 - Plus de 630 civils tués depuis le début du conflit, selon l'Onu

Au moins 630 civils ont été tués depuis le début de l'offensive russe en Ukraine, selon un recensement de l'Onu réalisé jusqu'à dimanche soir. Plus de 1.100 personnes ont par ailleurs été blessées, a affirmé lundi à Genève le Haut-Commissariat aux droits de l'homme.

L'Onu ne relaie que le nombre de victimes qu'elle a pu authentifier et admet que le total est probablement bien plus élevé. Les autorités ukrainiennes parlent, elles, de plusieurs milliers de civils tués. Parmi les victimes figurent plusieurs dizaines d'enfants. Près de 150 personnes ont été tuées dans les républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk dans l'Est du pays. Plusieurs centaines sont décédées dans le reste de l'Ukraine.

14h39 - Pourparlers "difficiles" avec Moscou déclare le président ukrainien

La session de pourparlers entre l'Ukraine et la Russie, qui a débuté lundi, donne lieu à des "négociations difficiles", a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky, ajoutant qu'un point serait fait "dans la soirée".

"Nous devons tenir bon et nous battre pour gagner, pour parvenir à une paix que les Ukrainiens méritent, une paix honnête avec des garanties de sécurité pour notre Etat, pour notre peuple. Et pour les mettre par écrit lors de négociations, de difficiles négociations", a déclaré M. Zelensky dans une adresse vidéo.

14h16 - 160 voitures ont pu sortir de Marioupol par un couloir humanitaire

Quelque 160 voitures ont pu sortir lundi via un couloir humanitaire de la ville ukrainienne de Marioupol, assiégée depuis des jours par les forces russes et séparatistes prorusses, a indiqué la municipalité.

La colonne de véhicules a pu emprunter vers 13H00 locales (11H00 GMT) la route reliant ce port stratégique de la mer d'Azov vers la ville ukrainienne de Zaporojie, selon le compte Telegram du conseil municipal de Marioupol, qui ne précise pas combien de personnes ont pu fuir la cité où les conditions sont catastrophiques après des jours de bombardements et de siège.

14h10 - Les accusations russes d'un programme ukrainien d'armes biologiques "un non-sens complet"

Un porte-parole de la Commission européenne a rapporté lundi avoir reçu "des indications d'une possible orchestration d'une possible attaque biologique ou chimique" par les forces russes qui envahissent l'Ukraine.

Relayant des craintes exprimées ces derniers jours par exemple par la Maison Blanche, Peter Stano, porte-parole de la Commission pour les questions d'Affaires étrangères et de politique de sécurité, a expliqué que ces indications découlaient du fait que des officiels russes "essaient de répandre la notion de soi-disant laboratoires biochimiques en Ukraine", qui seraient utilisés à des fins militaires. L'existence de tels laboratoires "est un non-sens complet et a déjà été réfutée par le gouvernement américain et le gouvernement ukrainien", ajoute-t-il. 

13h20 - L'armée russe n'exclut pas de prendre "le contrôle total" des grandes villes ukrainiennes

L'armée russe n'exclut pas de lancer des assauts pour prendre le contrôle total des grandes villes ukrainiennes, a prévenu lundi le Kremlin, de nombreux centres urbains du pays étant encerclés par les forces russes. "Le ministère de la Défense, en assurant la sécurité maximale des populations civiles, n'exclut pas la possibilité de prendre le contrôle total des grandes villes qui sont déjà encerclées", a indiqué le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. Il a assuré que le cas échéant, des couloirs humanitaires seraient préservés. M. Peskov a par ailleurs rejeté les propos de responsables occidentaux affirmant que Vladimir Poutine était "déçu que ses soldats n'avancent pas assez". Selon lui, le président russe avait ordonné jusqu'ici "au ministère de la Défense de ne pas lancer un assaut rapide sur les grands centres urbains, y compris Kiev" afin d'éviter de lourdes pertes civiles. Ces propos sont tenus alors que la quatrième session de pourparlers entre la Russie et l'Ukraine a débuté lundi dans la matinée par visioconférence.

12h50 - Pékin dénonce la désinformation des Etats-Unis... mais ne dément pas

La Chine a dénoncé lundi une désinformation de la part des Etats-Unis après que la presse américaine a rapporté que Moscou avait demandé une aide militaire et économique chinoise en réponse aux sanctions occidentales contre sa guerre en Ukraine. Pékin a réagi avec colère à ces informations, sans toutefois les démentir spécifiquement. "Ces derniers temps, les Etats-Unis propagent constamment des fausses nouvelles à l'encontre de la Chine", s'est borné à déclarer devant la presse un porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian. Ces informations de presse ont été diffusées alors que le conseiller à la sécurité nationale du président américain Jake Sullivan rencontre lundi à Rome Yang Jiechi, le plus haut responsable du Parti communiste chinois pour la diplomatie.

11h50 - Début d'une nouvelle session de pourparlers russo-ukrainiens

La quatrième session de pourparlers entre la Russie et l'Ukraine a débuté lundi dans la matinée par visioconférence, a indiqué Mykhaïlo Podoliak, un négociateur et conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky. "La communication (avec Moscou) reste établie même si c'est compliqué", a écrit sur Twitter M. Podoliak. "La raison de nos désaccords vient du fait que nous avons des systèmes politiques très différents", a-t-il souligné, qualifiant celui de la Russie d'"oppression ultime de sa propre société". Il s'agit de la quatrième séance de pourparlers entre M. Podoliak et son homologue russe, Vladimir Medinski, conseiller du Kremlin. Les trois précédentes sessions s'étaient tenues aux frontières ukraino-bélarusse et polono-bélarusse. Ce nouveau round intervient après une première rencontre infructueuse entre les chefs de la diplomatie russe et ukrainienne jeudi dernier en Turquie. L'Ukraine avait affirmé plus tôt lundi qu'elle exigerait une nouvelle fois une trêve immédiate dans les combats et le retrait des forces russes, près de trois semaines après le début de l'invasion.  

11h30 - L'Ukraine prévoit d'ouvrir 10 couloirs humanitaires depuis des villes assiégées

Les autorités ukrainiennes prévoyaient lundi d'ouvrir dix couloirs humanitaires afin d'évacuer les civils des villes et villages assiégés, au 19e jour de l'invasion russe de l'Ukraine. La vice-Première ministre Irina Veresjtsjoek a déclaré qu'une nouvelle tentative était en cours pour acheminer de la nourriture et des médicaments par convoi vers la ville portuaire de Marioupol. En outre, six corridors doivent être ouverts dans la région de Kiev, la capitale, et trois dans la ville de Louhansk, dans l'est de l'Ukraine. La mise en place de couloirs humanitaires a échoué à plusieurs reprises ces derniers jours.

11h20 - Deux morts dans un nouveau bombardement à Kiev, l'usine aéronautique Antonov visée

Deux personnes ont été tuées à Kiev dans des bombardements russes qui ont visé l'usine aéronautique Antonov et touché un immeuble d'habitation, a annoncé lundi la mairie de la capitale ukrainienne. "Les occupants ont bombardé un immeuble résidentiel et l'usine Antonov (...) Selon un premier bilan, deux personnes sont mortes et sept ont été blessées", écrit la mairie de Kiev sur Telegram. Une autre frappe contre un immeuble résidentiel Kiev avait fait lundi matin un mort et 12 blessés à Kiev.

10h55 - Moscou reconnaît que l'invasion ne se déroule pas entièrement selon ses plans

Pour la première fois depuis le début des opérations, la Russie a reconnu que l'invasion de l'Ukraine ne se déroulait pas entièrement comme elle l'avait prévu. "Je dirais que tout ne va pas aussi vite que nous le voulions", a expliqué dimanche soir le chef de la Garde nationale de Russie, Viktor Zolotov. Jusqu'à présent, le président russe Vladimir Poutine a toujours maintenu que l'invasion se déroulait exactement selon le plan. M. Zolotov, également membre du Conseil de sécurité de Russie, a fustigé les "nazis" qui "se cachent dans les écoles, les garderies et les maisons derrière les citoyens paisibles, dont des femmes et des enfants". Mais il s'est dit convaincu que la Russie l'emporterait finalement. La Garde nationale russe, force militaire interne au gouvernement, prend également part à l'invasion de l'Ukraine.  

10h55 - Une frappe ukrainienne fait au moins 16 morts à Donetsk, selon les séparatistes prorusses

Les séparatistes prorusses de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, ont affirmé lundi qu'un missile ukrainien avait causé la mort d'au moins 16 personnes et fait une vingtaine de blessés dans le centre de cette grande ville industrielle. Sur son compte Telegram, la défense territoriale de Donetsk a publié des photos montrant plusieurs corps ensanglantés gisant dans une rue, au milieu de débris. Un minibus aux vitres brisées est également visible. Dans un premier temps, cette source avait affirmé que 20 personnes avaient été tuées. Quelques minutes plus tard, le ministère local de la Santé a indiqué sur Telegram avoir recensé 16 morts et 23 blessés vers 12H50 (10H50 HB). L'AFP n'a pas pu vérifier ce bilan de source indépendante. Selon la défense territoriale de Donetsk, les défenses anti-aériennes des séparatistes ont intercepté un missile ukrainien "Totchka" dont les "débris" ont ensuite fauché les victimes. Le chef des séparatistes de Donetsk, Denis Pouchiline, a affirmé à la télévision russe qu'il s'agissait d'un missile contenant des sous-munitions, interdites par plus d'une centaine de pays dans le monde, mais pas par la Russie ni l'Ukraine. "Si (le missile) n'avait pas été abattu, il y aurait eu encore plus de victimes", a estimé M. Pouchiline. Selon lui, les personnes touchées attendaient à un arrêt de bus et d'autres devant un distributeur de billets. La télévision russe a montré les images d'un bus orange lourdement endommagé et de plusieurs véhicules en feu.

10h35 - Kiev va réclamer aux pourparlers lundi un cessez-le-feu et le retrait russe

L'Ukraine a affirmé lundi qu'elle exigerait une trêve immédiate et le retrait des forces russes lors d'une nouvelle session de négociations avec Moscou prévue par visioconférence dans la journée, près de trois semaines après le début de l'invasion. "Nos positions n'ont pas changé: la paix, un cessez-le-feu immédiat, le retrait de toutes les troupes russes, et seulement après cela nous pourrons parler de nos relations de voisinage et de nos différends politiques", a déclaré Mykhaïlo Podoliak, un négociateur et conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky, dans une vidéo sur Twitter.

10h00 - Une femme enceinte et son bébé meurent après le bombardement d'une maternité à Marioupol

Une femme enceinte et son enfant à naître, évacués après le bombardement russe d'une maternité à Marioupol, sont décédés, rapporte lundi l'agence Associated Press (AP). Les images de la femme pendant son évacuation ont fait le tour du monde. Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a également signalé le décès de la jeune femme sur le réseau social Twitter. Après le bombardement de Marioupol, cette maman en devenir a été transférée dans un autre hôpital, où les médecins ont tenté de la maintenir en vie. Le bébé a été mis au monde par césarienne, mais ne présentait aucun "signe de vie", a déclaré le chirurgien Timoer Marin, cité par AP. La mère n'a pas survécu non plus, après plus d'une demi-heure à tenter de la réanimer.

08h15 - Au moins un mort dans une frappe contre un immeuble à Kiev

Une frappe contre un immeuble résidentiel à Kiev a fait lundi au moins un mort et 12 blessés, ont indiqué les secours ukrainiens, au moment où les combats font rage aux abords de la capitale que les troupes russes cherchent à encercler. Sur leur compte Telegram, les services d'urgence ukrainiens ont indiqué qu'un bâtiment de huit étages du quartier d'Obolon, dans le nord de Kiev, avait été touché à l'aube vraisemblablement "par un tir d'artillerie", causant un incendie qui a depuis été maîtrisé par les pompiers.

Dans un premier temps, cette source a indiqué dans un communiqué que deux personnes avaient été retrouvées sans vie dans les décombres, avant d'effacer ce message et de revoir le bilan à la baisse à un seul mort pour l'heure. Selon les services d'urgence, trois autres personnes ont été hospitalisées et neuf ont reçu des soins et une prise en charge sur place. Les secours ont publié des images montrant des habitants, dont des personnes âgées, être évacués de l'immeuble endommagé, aux vitres soufflées, via l'échelle d'un camion de pompiers.

08h10 - Instagram censuré en Russie

Le réseau social Instagram, propriété du géant américain Meta, est devenu inaccessible lundi en Russie, qui l'accuse de propager des appels à la violence contre les Russes en lien avec le conflit en Ukraine. Le rafraîchissement dans l'application était impossible lundi matin, tandis que le site était inaccessible sans VPN, ont constaté des journalistes de l'AFP. Instagram se trouve désormais aussi sur la liste des sites en "accès restreint" publiée par le gendarme des télécommunications Roskomnadzor, y rejoignant les réseaux Facebook, Twitter et plusieurs médias critiques du pouvoir russe.

07h20 - Le dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov assure se trouver en Ukraine

Le dirigeant de la république russe de Tchétchénie Ramzan Kadyrov, un protégé du président Vladimir Poutine, a assuré lundi se trouver en Ukraine aux côtés des forces de Moscou qui envahissent le pays. M. Kadyrov, dénoncé par les ONG internationales pour les graves violations des droits humains qui ont lieu dans sa république du Caucase, a publié sur Telegram une vidéo le montrant en tenue militaire en train d'étudier des plans autour d'une table avec des soldats dans une salle. Il a ensuite assuré dans un message que cette vidéo avait été tournée à Gostomel, aérodrome situé près de Kiev, la capitale ukrainienne, capturé par les forces russes dans les premiers jours de leur offensive. Cette information n'a pas pu être vérifiée de manière indépendante.

"L'autre jour, nous étions à environ 20 km de vous, les nazis de Kiev, et maintenant nous sommes encore plus proches", a écrit M. Kadyrov, appelant les forces ukrainiennes à se rendre, "ou vous serez finis". "Nous vous montrerons concrètement que la pratique russe enseigne la guerre mieux que la théorie étrangère et les recommandations des conseillers militaires", a-t-il ajouté.

Ramzan Kadyrov, qui dirige la Tchétchénie d'une main de fer, est un fidèle du Kremlin et dispose d'une milice paramilitaire à ses ordres, les "kadyrovtsy". Au début de l'offensive russe, des images ont circulé sur les réseaux sociaux montrant une place de Grozny, la capitale tchétchène, noire de soldats affirmant être sur le départ pour l'Ukraine. Les forces sous contrôle de M. Kadyrov sont accusées de nombreuses exactions en Tchétchénie.

06h30 - La Crimée et le Donbass sont reliés par un corridor terrestre, selon la Crimée

La Crimée, péninsule annexée par la Russie, et la région séparatiste pro-russe du Donbass à l'ouest de l'Ukraine, sont désormais reliés par un corridor terrestre, a fait savoir lundi matin le vice-premier ministre de la Crimée, Georgi Muradov via l'agence de presse publique russe Ria Novosti. "L'autoroute de la Crimée vers Marioupol est sous notre contrôle", affirme-t-il. Il assure que cela va aider les résidents de la région de Donetsk à s'approvisionner en biens humanitaires. Toutefois, l'Ukraine n'a pas confirmé cette annonce. La constitution d'une connexion terrestre entre les régions séparatistes d'Ukraine et la Crimée est perçue comme un des objectifs de l'invasion de la Russie en Ukraine.

04h45 - La diplomatie ukrainienne critique la politique de l'Allemagne envers Moscou

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kuleba a critiqué l'Allemagne pour sa politique à l'égard de la Russie. Lors d'une participation à un débat politique sur la chaîne allemande ARD dimanche, M. Kuleba a accusé l'Allemagne d'avoir contribué à la situation actuelle de la Russie. Décrivant l'Allemagne et la Russie comme des "pays partenaires", M. Kuleba a affirmé toutefois escompter que l'Allemagne aide l'Ukraine à obtenir assez d'armes pour se défendre, à punir la Russie avec des sanctions supplémentaires et soutienne l'Ukraine dans sa demande d'accession à l'UE. Le ministre des Affaires étrangères a reconnu que l'accession au bloc serait un long processus mais a insisté que l'Ukraine appartenait à l'Europe, ajoutant qu'avec l'Ukraine en son seing, l'Europe serait plus sûre. M. Kuleba a aussi averti que le président russe, Vladimir Poutine devait être arrêté car l'Ukraine n'allait pas être sa seule cible.

04h20 - Kiev assure que les troupes russes préparent de nouvelles attaques en divers lieux

L'armée ukrainienne a annoncé lundi très tôt que les troupes russes tentaient d'affermir leurs positions dans les zones occupées, maintenir le tempo de leur offensive et de se préparer à de nouvelles attaques, deux semaines et demi après l'invasion du pays. "L'ennemi se met en formation et déplace des réserves stratégiques à nos frontières", a déclaré l'État-major ukrainien dans un bulletin quotidien cité par l'agence dpa. La communication ajoute que de nouvelles attaques sont prévue sur les villes de Kharkiv, Soumy et la périphérie de Kiev. L'armée ukrainienne annonce aussi que les forces russes ont détruit des infrastructures militaires stationnaires et civiles dans le pays, à l'encontre du droit international. Les informations ne pouvaient pas être vérifiées de manière indépendante. Au nord, la capitale est désormais "une ville en état de siège", selon les mots d'un conseiller du président ukrainien cité par l'AFP. Ses habitants ont fait des provisions de vivres et de médicaments et les autorités installé des barricades, face à l'étau russe se resserrant toujours plus sur la capitale.

03h30 - La Russie aurait demandé un appui militaire et économique à la Chine

Les autorités américaines avancent que la Russie a demandé un appui militaire à la Chine, rapportent les médias anglo-saxons dimanche. The Financial Times, le Washington Post et le New York Times font partie des médias citant des fonctionnaires américains anonymes qui affirment que Moscou a demandé de l'aide à Pékin depuis le début de l'invasion de l'Ukraine fin février. Cependant, ces sources ne donnent pas de détails sur les armes ou munitions que la Russie espère de la sorte obtenir. Selon le New York Times, la Russie a aussi demandé une aide économique pour l'aider à surmonter les sanctions internationales. Il n'était pas encore clair non plus quelle a été la réponse de la Chine à cet égard, selon ces publications. "Je n'ai jamais entendu parler de ça", a réagi un porte-parole de l'ambassade de Chine à Washington à plusieurs médias. Le gouvernement chinois n'a ni condamné ni approuvé l'offensive de la Russie et s'est abstenu de la qualifier d'"invasion" par son allié. Le Premier ministre chinois Li Keqiang a appelé à la retenue dans le conflit ukrainien afin d'éviter une catastrophe humanitaire, mais il s'est également prononcé contre les sanctions internationales contre la Russie. Un soutien direct de la Pékin à la Russie mettrait la Chine en conflit avec les partisans de l'Ukraine, notamment l'Union européenne et les États-Unis

Ces informations ont été publiées avant une réunion entre le conseiller à la sécurité nationale du président américain Joe Biden, Jake Sullivan, et le haut responsable de la politique étrangère de la Chine, Yang Jiechi, prévue à Rome lundi. Les deux responsables et leurs équipes "discuteront des efforts en cours visant à gérer la compétition entre nos deux pays et discuteront de l'impact de la guerre de la Russie contre l'Ukraine pour la sécurité régionale et mondiale", a indiqué Emily Horne, la porte-parole du Conseil national de sécurité de la Maison Blanche, dans le communiqué. "Nous surveillons étroitement la mesure dans laquelle la Chine fournit, d'une manière ou d'une autre, qu'elle soit matérielle ou économique, une assistance à la Russie", a dit dimanche sur CNN Jake Sullivan, ajoutant que "c'est un sujet de préoccupation pour nous". "Et nous avons fait savoir à Pékin que nous ne resterons pas passifs et ne laisserons aucun pays compenser les pertes de la Russie dues aux sanctions économiques", imposées depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine, le 24 février, a-t-il insisté. "Il y aura absolument des conséquences en cas d'importantes actions visant à contourner les sanctions", a prévenu Jake Sullivan.

03h30 - La Russie menace des grandes compagnies d'arrestations et de saisies

Les autorités russes, qui ont déjà durci le ton face aux entreprises étrangères souhaitant se retirer du pays, ont directement menacé certaines d'entre elles, les prévenant de possibles arrestations de responsables ou de saisie de leurs actifs, affirme dimanche le Wall Street Journal. Des procureurs russes ont émis des avertissements via des appels, des lettres ou des visites, à l'encontre de compagnies de tous secteurs, dont Coca-Cola, McDonald's, Procter & Gamble, IBM et Yum Brands, la maison mère des chaînes KFC et Pizza Hut, affirme le quotidien économique en citant des sources proches du dossier.  Ils ont notamment menacé d'arrêter les responsables critiquant le gouvernement ou de saisir les actifs, y compris ceux relatifs à la propriété intellectuelle.

Après l'invasion de l'Ukraine, des sanctions économiques sans précédent ont été imposées par des gouvernements occidentaux et une liste grandissante d'entreprises ont annoncé leur retrait de la Russie ou la suspension de leurs activités dans le pays. Les autorités russes ont multiplié les mesures pour éviter les fuites de capitaux et soutenir le rouble. Sans aller jusqu'à prononcer le mot "nationalisation", Vladimir Poutine s'est dit pour la nomination d'administrateurs "externes" à la tête de ces entreprises "pour les transférer à ceux qui veulent les faire fonctionner". Le parquet russe a aussi ordonné vendredi un "contrôle strict" des entreprises étrangères annonçant la suspension de leurs activités. Il a prévenu qu'il surveillerait notamment le respect de la législation du travail, sous peine de poursuites pénales. Face aux menaces directes, au moins une entreprise a décidé de limiter les communications avec ses employés en Russie de peur que les e-mails et textos soient interceptés tandis que d'autres ont évacué des responsables, affirme le Wall Street Journal. Coca-Cola, McDonalds, Procter & Gamble et Yum Brands n'avaient pas répondu dimanche soir à une sollicitation de l'AFP.

00h30 - Les autorités de sûreté nucléaire s'inquiètent de la fragilisation des centrales

Le président du réseau des autorités de sûreté nucléaire d'Europe de l'Ouest (Wenra), aussi directeur général de l'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN), s'inquiète de la "fragilisation" de la sûreté nucléaire dans l'Ukraine en guerre. "La première question me paraît être la fragilisation de la sûreté, que ce soit à cause des coupures d'alimentation électrique ou à cause des difficultés éprouvées par les personnels pour exercer leur mission", estime Olivier Gupta dans un entretien au quotidien économique français Les Echos daté de lundi. Des lignes électriques importantes permettant d'assurer une capacité de refroidissement constante sont "détériorées" et la chaîne logistique pour l'arrivée des pièces de rechange sur les sites nucléaires ukrainiens, est "fragilisée", constate-t-il après des réunions d'experts sur le sujet.

A la centrale ukrainienne de Zaporojie, bombardée le 4 mars par les Russes qui l'occupent depuis, "deux lignes" électriques sur quatre "sont toujours fonctionnelles", mais la communication "entre la centrale et l'extérieur est devenue difficile" ajoute M. Gupta. Pour celle de Tchernobyl, "nous avons conclu qu'il n'y aurait pas de risques significatifs de rejets dans l'environnement" en cas de perte d'alimentation électrique sur une durée longue, a-t-il ajouté. Mais, "à Tchernobyl, il n'y a plus ni téléphone fixe, ni téléphone mobile et l'Autorité de Sureté ukrainienne n'a pas reçu d'email depuis 24 heures" a déploré le responsable. A Kharkiv, il a été prévenu de "dommages sur un centre de recherche qui héberge un réacteur piloté par une source de neutrons": "Il y a eu des dégâts sur certains bâtiments, mais à notre connaissance, les matières nucléaires n'ont pas été touchées" a-t-il dit. Selon lui, "en cas d'accident très grave" dans une des centrales ukrainiennes mais sans dommage sur le bâtiment réacteur, il pourrait "être nécessaire d'évacuer la population dans un rayon de 5 kilomètres et de mettre à l'abri celle résidant dans un rayon de 20 kilomètres". En revanche, si une enceinte de confinement de réacteur devait être touchée, "on devrait élargir les zones à respectivement 20 kilomètres et 100 kilomètres", selon lui. M. Gupta se veut rassurant à l'égard de certains Français inquiets qui cherchent à se procurer des pastilles d'iode par crainte d'une fuite radioactive venant de l'Ukraine en guerre, comme c'est le cas aussi en Belgique. "Si un accident sévère se produisait en Ukraine, les seuils nécessitant une prise d'iode ne seraient pas atteints en France compte tenu de la distance" dit-il en n'excluant pas toutefois des "restrictions de consommation de denrées alimentaires au-delà de l'Ukraine" dans ce cas. Selon lui, "on ne peut pas dire que les réacteurs ukrainiens sont significativement moins sûrs que les occidentaux". De même conception que les réacteurs français à eau sous pression, ils ont subi des "stress tests" après l'accident de Fukushima. "Des travaux d'amélioration ont aussi été réalisés" dit M. Gupta.

00h20 - Zelensky réclame une zone d'exclusion aérienne sinon "les roquettes vont tomber sur l'Otan"

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a à nouveau exhorté lundi l'Otan d'instaurer une zone d'exclusion aérienne au-dessus de son pays, prévenant qu'à défaut l'organisation risquait de voir des "roquettes russes" tomber sur ses Etats membres. "Si vous ne verrouillez pas notre ciel, ce n'est qu'une question de temps, les roquettes russes vont tomber sur votre territoire, sur le territoire de l'Otan, sur les maisons des citoyens de l'Otan", a déclaré M. Zelensky dans une allocution vidéo diffusé peu après minuit. Il s'exprimait au lendemain de frappes aériennes russes sur une base d'entraînement ukrainienne située à une vingtaine de kilomètres de la Pologne, membre de l'Otan et de l'UE, près de la ville ukrainienne de Lviv (ouest).

Selon les Ukrainiens, ces bombardements ont fait 35 morts et 134 blessés. "Trente missiles sur la seule région de Lviv", a déclaré le président. "Il ne se passait rien qui puisse menacer le territoire de la Fédération de Russie. Et à seulement 20 kilomètres des frontières de l'Otan." "L'an dernier, j'avais clairement prévenu les dirigeants de l'Otan que si des mesures préventives sévères n'étaient pas prises contre la Fédération de Russie, elle déclencherait la guerre", a-t-il ajouté.

Le général polonais Waldemar Skrzypczak, ex-commandant de l'armée de l'air, avait indiqué plus tôt dans la journée que cette base servait à la formation d'unités de la légion étrangère, avec des volontaires qui arrivent en Ukraine pour combattre les Russes. C'est là également qu'arrive une partie de l'aide militaire livrée par les pays occidentaux à l'Ukraine depuis son invasion par la Russie le 24 février. Concernant le journaliste américain Brent Renaud, tué près de Kiev dimanche, "c'était une attaque délibérée de l'armée russe", a assuré le président ukrainien. Un autre journaliste américain se trouvant dans le même véhicule que le défunt a été blessé, ainsi qu'un civil ukrainien.

Rappel

Des milliers de militaires ont perdu la vie depuis près de 20 jours et le lancement de l'invasion russe du territoire ukrainien, le 24 février: Kiev faisait état samedi d'"environ 1.300" soldats ukrainiens tués, et Moscou de 498 morts dans ses rangs (unique bilan côté russe, annoncé le 2 mars), alors que le Pentagone parlait de 2.000 à 4.000 morts russes en 14 jours. Côté civils, au moins 596 personnes ont péri, selon un décompte de l'ONU qu'elle estime sans doute très inférieur à la réalité. Un premier journaliste est mort dimanche, l'Américain Brent Renaud, et plusieurs agences onusiennes ont exigé le même jour l'arrêt des attaques contre les personnels et infrastructures de santé en Ukraine.

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