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"Il n'y a pas de violence": le collectif qui réclame l'annulation de "la sortie des nègres" de Deux-Acren ne parle pas de menaces

Le défilé du groupe folklorique des "nègres", organisé lors de la ducasse des Culants de Deux-Acren, dans l'entité de Lessines, a été retiré du programme. Une décision des organisateurs qui fait suite aux plaintes du collectif Bruxelles Panthères. Le groupe engagé contre les inégalités raciales a dénoncé le caractère raciste et dangereux de ce défilé.

Polémique autour de la "sortie des nègres", un cortège folklorique qui fait partie de la ducasse de deux acres depuis les années 80. Bruxelles panthère, une association de défense des minorités visibles a menacé de perturber la manifestation. Résultat: les organisateurs ont décidé de l'annuler, au grand regret des participants.

Invités sur le plateau de Bel RTL, les deux camps se sont exprimés. D'un côté, Mouhad Reghif, porte-parole et membre de Bruxelles Panthère, a précisé les motivations du collectif. De l'autre, Jacques Haegeman, secrétaire de la société qui organise ce défilé, a défendu les traditions de ce cortège folklorique.


"C'est un peu notre carnaval"

"Je ne vois pas de personne raciste chez nous. Le cortège que l’on fait, existe depuis 1981. Tout le village y participe. C'est un peu notre carnaval", argumente le secrétaire. Selon lui, les moyens utilisés par le collectif Bruxelles Panthères, sont largement critiquables. Pour rappel, c'est via une lettre envoyée au bourgmestre de la ville que l'association s'est insurgée contre la manifestation. 

"Si la cause est noble, la manière dont ces gens nous attaquent n’est pas aussi démocratique et pacifiste qu’ils le disent. Dans la lettre, ils disaient 'si vous ne prenez pas la mesure, nous viendrons sur place et nous essayerons de faire stopper cette manif par tous les moyens' Je m’insurge contre cette façon de procéder", s'exclame Jacques Haegeman.


"Je ne pense pas qu’on puisse utiliser la peau des Noirs comme un costume"

Pour Mouhad Reghif, il n'était pourtant pas question de menaces. Le porte-parole du collectif souligne une mauvaise communication. "On n’a pas de juriste, ni de communicant. On a peut-être fait une petite faute, il manquait la mention 'dans le cadre de loi'. Evidemment, il n'y a pas de violence", assure-t-il. Selon lui, il n'est pas acceptable qu'une telle tradition perdure:"Je ne pense pas qu’on puisse utiliser la peau des Noirs comme un costume. Ce n'est pas Spiderman ou Captain America"

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