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Patrick, un Belge de 46 ans, vient de lancer un nouvel art martial, le NUNCHAGI: de quoi s’agit-il?

Patrick, un Belge de 46 ans, vient de lancer un nouvel art martial, le NUNCHAGI: de quoi s’agit-il?
 
 

Le Calaminois a mis au point un nouvel art martial, combinaison de nunchaku et de taekwondo.

Vous connaissez probablement le taekwondo — art martial coréen et sport olympique depuis 1995. Vous voyez sans doute à quoi ressemble un nunchaku — arme composée de deux bâtons reliés par une chaîne ? Mais vous ignorez très certainement ce qu’est le Nunchagi. Et pour cause, ce nouvel art martial n’a que quelques mois d’existence. Alliance de taekwondo et de nunchaku, il est l’invention de Patrick Pitz, une Belge qui habite à La Calamine, en communauté germanophone. Ce féru d’arts martiaux nous a contacté via notre bouton orange Alertez-nous pour attirer notre attention sur sa création.


Les films de Bruce Lee à la base de sa passion pour les arts martiaux

En 1986, Patrick Pitz a 14 ans. Il est fasciné par les films de Bruce Lee qui passent régulièrement à la télévision. Il essaye le judo, le karaté, puis "tombe", dit-il, dans le taekwondo. Patrice passe les grades, c’est-à-dire les ceintures, jusqu’à la rouge (celle juste avant la noire). Tandis qu’il habite quelques années à Paris pour ses études, il se met au nunchaku traditionnel japonais. Une arme prohibée en Belgique, mais autorisée en France.

En 1992, Patrick est contraint d’arrêter les arts martiaux pour son service militaire. Puis quand il rentre dans la vie active, il ne trouve plus le temps. Ce n’est qu’au début des années 2000, lorsqu’il rentre en Belgique, qu’il reprend le taekwondo "à 100%". Il passe sa première dan, deuxième, puis troisième. En parallèle, Patrick continue de pratiquer le nunchaku "pour ne pas perdre la main". Il en utilise un en mousse, la version en bois étant interdite.


ll ouvre deux clubs de taekwondo, sans mettre de côté le nunchaku

En 2013, il crée un club de taekwondo à Eynatten, qui compte actuellement 60 élèves, de 6 à 63 ans. En 2017, il en ouvre un deuxième, à Aubel, où une vingtaine d’élèves sont inscrits. Le taekwondo occupe une belle part de la vie de Patrick, pourtant déjà occupé par son activité de responsable commercial. Et il a toujours à cœur de ne pas laisser tomber le nunchaku.

"C’est là-dessus qu’a commencé à germer cette idée de combiner le nunchaku avec des techniques de taekwondo", explique-t-il. "J’ai commencé de mon côté à voir comment on pouvait associer du nunchaku avec des techniques de taekwondo", raconte-t-il. Petit à petit, à force d’expérimentation, une nouvelle approche se dessine. Il finit par remplacer les techniques de poings du taekwondo par des techniques de nunchaku. "Pour gagner une distance, ça pourrait être intéressant", estime-t-il.


"J’ai cette idée folle de lancer un nouvel art martial"

Patrick fait part de son projet à la fédération de taekwondo de la communauté germanophone. "Voilà, j’ai cette idée folle de lancer un nouvel art martial", leur présente-t-il, expliquant ses avancées. Il obtient l’aval et les encouragements de la fédération.

Patrick planche à décrire toutes les techniques de ce nouveau sport de combat dans un manuel. "Pour créer un art martial, il faut des techniques, des katas, qui sont des suites de mouvement contre des adversaires imaginaires, souvent utilisés pour les passages de grade, explique-t-il. Il faut réfléchir à des combinaisons, une manière de combattre avec les deux disciplines combinées". Parti d’une page blanche, il écrit 240 pages au total.


Il créé la Fédération mondiale de nunchagi

Patrick baptise ce nouvel art martial "nunchagi". "Chagi, ça veut dire coup de pieds en coréen", explique-t-il. Nun, vient bien sûr de nunchaku. Pour le lancer, un travail administratif important est nécessaire. Il créé la "Nunchagi World Federation", soit Fédération mondiale de nunchagi, chapeautée par la fédération de taekwondo de la communauté germanophone. Il fait enregistrer cette nouvelle fédération en tant qu’Asbl. Pour pouvoir donner ses premiers cours, Patrick demande une autorisation à la police pour l’utilisation de nunchaku en mousse, qu’il obtient.


"On est vraiment au début de ce nouvel art martial"

Il y a quelques mois, Patrick ouvre enfin une section nunchagi dans son club de Taekwondo d’ Eynatten. Une dizaine d’élèves y participent. "On est vraiment au début de ce nouvel art martial, et il faut le faire connaitre", explique-t-il. Pour attirer de nouveaux élèves, Patrick propose des stages de nunchagi dans d’autres clubs d’arts martiaux. "Ce sport développe la coordination, les réflexes, la concentration et la mémoire au travers du Nunchaku et apporte souplesse, vitesse et force grâce aux coups de pieds", fait-il valoir.

Outre les élèves, il faudrait également de nouveaux instructeurs pour assurer l’expansion de sa création. "Je suis en train de former des personnes", explique-t-il. Le nunchagi a d’ailleurs un site internet, où une formation en ligne est disponible pour ceux qui aimeraient apprendre, voire devenir instructeurs de cette nouvelle discipline.




 

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