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Le dessin animé naît en 1908 sous l’impulsion du Français Émile Cohl avec Fantasmagorie. Dès les années 50, il s’installe sur les écrans américains, puis européens. En Belgique, les aventures de Tintin apparaissent dès 1957. Les premières grandes séries d’animation, comme Les Pierrafeu, Calimero ou Maya l’abeille, rythment alors les programmes jeunesse.
Mais à la fin des années 70, un tournant majeur s’opère.
Goldorak, le choc culturel
Goldorak marque un tournant. Avec ses combats impressionnants, son ambiance plus sombre et ses histoires qui se suivent d’un épisode à l’autre, la série apporte quelque chose de totalement nouveau à la télévision.
Johanna Pires résume : « Goldorak, c’est le manga culte. Il faut savoir qu’il est culte chez nous. Il ne l’était pas forcément au Japon, mais ici, ça a vraiment été la découverte d’une nouvelle culture. »
Plus dynamique, plus intense, le style japonais séduit immédiatement. L’arrivée de Goldorak ouvre la voie à une vague d’animés venus du Japon qui envahissent progressivement les grilles de programmes.
L’explosion manga dans les années 80
Dans la foulée, d’autres séries devenues cultes voient le jour, comme Dragon Ball Z ou Ken le Survivant.
En France, une émission va amplifier le phénomène : Club Dorothée. Véritable porte d’entrée de la culture manga, elle propose jusqu’à 40 heures d’antenne par semaine à son apogée, dont six heures en direct le mercredi.
Dans les années 80, une nouvelle loi adoptée aux États-Unis sous la présidence de Ronald Reagan autorise les marques de jouets à créer leurs propres dessins animés. Des entreprises comme Mattel ou Hasbro en profitent immédiatement.
Les séries deviennent alors aussi de puissants outils marketing, mêlant divertissement et stratégie commerciale. Le lien entre figurines et petits écrans se renforce, transformant certaines séries en véritables franchises mondiales.
Quarante ans plus tard, ces héros passionnent encore petits et grands. Et aujourd’hui, de nouvelles séries et de nouveaux mangas perpétuent cet héritage.
Retrouvez « Tout s’explique » ce jeudi 26 février à 19h50 sur RTL tvi et en streaming sur RTL play.


















