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Actuel sélectionneur du Portugal, Roberto Martínez reste indissociable de son passage à la tête des Diables Rouges. Interrogé par la BBC, l’Espagnol est revenu sur ses six années en Belgique et sur la fameuse demi-finale du Mondial 2018 face à la France.
« La Coupe du Monde 2018 a été un parcours magnifique. Si je pouvais revivre un seul match, ce serait cette demi-finale contre la France. Nous avons perdu 1-0, mais pour moi, nous étions la meilleure équipe, et le match s’est joué sur une seule action. Si je pouvais revivre un seul match pour essayer de le changer, ce serait celui-là. »
Un souvenir fort pour l’ancien sélectionneur, qui reconnaît y repenser de temps en temps. « Parfois j’aime y repenser. Si on joue un match et qu’on se retrouve dans la même situation, qu’est-ce qui pourrait être fait différemment ? Et ça m’aide. Je pense qu’on apprend des expériences passées et des matchs comme celui-là. »
Sélection nationale vs club : « On a trois jours pour y parvenir »
La BBC lui a également demandé quelle était, selon lui, la principale différence entre entraîner un club et une sélection nationale.
« En Premier League, on pense toujours au lendemain, au prochain match et à la préparation des joueurs. Et ensuite, il faut gagner ce match. »
Un fonctionnement bien différent de celui d’une équipe nationale.
« En sélection, il faut repérer les meilleurs talents et les rendre compétitifs de manière structurée. On a trois jours pour y parvenir. Le football international, c’est avant tout créer une ambiance positive, un sentiment de fierté, et une équipe performante parce que les joueurs poursuivent leurs rêves. »
Martínez insiste aussi sur la dimension émotionnelle propre au football international.
« Vous représentez votre pays, et cela a des répercussions sur votre famille, vos voisins… Si vous gagnez, tout le pays gagne. Si vous perdez, tout le pays perd. C’est une toute autre façon d’apprécier le football. »
La gestion de la ‘Génération dorée’
À la tête des Diables Rouges entre 2016 et 2022, le technicien espagnol assure ne pas avoir été écrasé par les attentes entourant la fameuse ‘Génération dorée’.
« Je suis devenu sélectionneur national principalement parce que je voulais vivre une Coupe du Monde, mais j’y ai tellement pris goût que j’y suis resté dix ans. »
Concernant la pression autour de l’équipe belge, il relativise.
« Gérer les attentes autour de la ‘Génération dorée’ n’a pas posé de problème, car les joueurs étaient habitués à cette pression. Après tout, ce sont des joueurs qui ont évolué dans les vestiaires les plus exigeants. Hazard, De Bruyne, Mertens, Lukaku, Witsel, Vertonghen, Vermaelen, Kompany, Courtois et Carrasco : on parle d’une génération exceptionnelle. »
« Nous nous sommes concentrés sur l’excellence collective »
Au-delà de la demi-finale perdue face aux Bleus, Martínez retient surtout la cohésion du groupe.
« Nous nous sommes concentrés sur l’excellence collective. Lors de cette Coupe du Monde, nous avons remporté six de nos sept matchs. (…) Nous avons terminé troisièmes et décroché le bronze : c’est à ce moment précis que nous sommes véritablement devenus la ‘Génération dorée’. »
Une période qu’il qualifie sans détour : « Cette équipe a été numéro un mondial pendant quatre années consécutives. Ce fut une période intense et motivante pour tous. Un objectif commun : marquer l’histoire du football belge. C’était une période formidable », conclut celui qui tentera d’amener le Portugal au sommet du football mondial dans quelques mois.


















