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Jacques Massart sera au coeur de l’action, ce dimanche. Le speaker du Standard sera chargé d’animer la rencontre au micro, lui qui fera face à deux équipes en crise de confiance.
Présent sur le bord de la pelouse, Jacques doit pouvoir être un trait d’union avec d’autres acteurs clé de la rencontre, notamment en cas de problèmes. «Lors de chaque match, mes contacts avec le corps arbitral sont essentiels. » indique Jacques. « On se connait, on échange. Une certaine complicité s’est même créée entre nous. Parfois, c’est moi qui prends l’initiative d’aller signaler un éventuel problème au quatrième arbitre. »
Un speaker, c’est avant tout un messager, ce lien essentiel entre « l’autorité » et les fans lorsque la situation dégénère ou risque de perturber le bon déroulement de la rencontre. « Je ne suis pas là pour prendre des décisions mais pour faire passer des messages. J’ai bien conscience de mes responsabilités lorsque je parle au public, en ayant une façon tout à fait personnelle de dire les choses, sans réelle autorité mais plutôt avec une certaine bienveillance. L’essentiel est que les supporters perçoivent clairement et directement l’enjeu du moment. »
«C’est contreproductif»
Croiser des joueurs lorsqu’une situation ne tourne pas en leur faveur, c’est tenter de déceler l’émotion ressentie sur le moment par le sportif. « J’ai longtemps pratiqué l’autodescription lors d’un match et je pense avoir encore plus développé mes capacités à analyser des situations et à comprendre certains langages corporels. » nous confie Jacques.
« Et ce qui est certain, c’est que cela ne motive jamais un joueur d’être sifflé, c’est même contreproductif. Par contre, l’encourager lui donnera d’autant plus l’envie de se battre. » Des anciennes fortes personnalités passées par Sclessin l’ont conforté dans cette idée, même lorsque la tension était à son paroxysme.
« Il n’y a pas un seul joueur qui m’a confié avoir été boosté par des sifflements ou des insultes. Sincèrement, pas un seul. Et cela, peu importe leur caractère ou leur personnalité. Au contraire, cela provoque l’effet inverse. Les supporters savent que je suis de leur côté, je les comprends, mais les joueurs aussi. Voilà pourquoi, ce qui me ferait le plus plaisir dimanche, c’est que les supporters encouragent leur équipe, du début à la fin de la rencontre, jusqu’au bout… quoiqu’il arrive ! ».
Le message de « La voix » est passé.


















