Accueil Sport Football Football Belgique

"On a évité un désastre": le CEO du Standard ne se cache pas et revient sur la saison infernale des Liégeois

Les Rouches ont frôlé la relégation: le bilan clair du CEO du Standard sur la saison du club

Le Standard est sauvé. Le club s'est assuré la semaine dernière de ne pas disputer les play-downs, qui auraient pu pousser le club liégeois vers une relégation historique. Un cauchemar évité de peu, donc, au terme d'une nouvelle saison compliquée, sportivement parlant. 10ème du championnat à l'aube de la toute dernière journée de la phase classique, le Standard reste sur un bilan compliqué, avec 7 victoires, 10 nuls et 12 défaites en championnat.

Pierre Locht, le CEO du Standard, a accepté de répondre à nos questions. L'occasion d'aborder avec lui cette nouvelle saison difficile pour les Rouches, qui ne parviennent plus à se mêler à la lutte pour les trophées. Pire, ces dernières années, ils se dessinent comme une équipe de deuxième moitié de tableau. Pour le directeur général, aucun doute à avoir: cette saison ne restera pas dans les mémoires. 

"C’est une saison très décevante pour l’équipe première, c’est clair", a reconnu Pierre Locht au micro de Vincent Jamoulle. "On doit en tirer des conclusions, on a évité ce qui aurait été un désastre, c’est-à-dire une participation aux play-downs qui aurait pu engendrer une relégation. On n’y est pas, on a évité le pire, mais la saison reste largement en-dessous des attentes et très très décevante", embraye-t-il même.

Mais tout n'a pas été si mauvais. Selon son directeur, le Standard doit ressortir plus grand d'une saison aussi compliquée. "Le seul point positif que l’on peut ressortir d’une saison comme ça, c’est qu’on a pu voir toutes nos faiblesses et les problèmes à résoudre si l’on veut mieux performer", a confirmé Pierre Locht, avant de citer plusieurs exemples. "Il y a des erreurs qui ont été faites au niveau du noyau, des transferts un peu tardifs, une gestion générale du groupe qui doit être améliorée. On doit assurer qu’il y ait plus de régularité, parce que par moments, cette équipe a semblé capable de répondre à l’attente, mais la régularité a toujours fait défaut. Ce sont des gros points de travail et ça impose un grand travail de fond dans les prochaines semaines", a-t-il reconnu, avant d'annoncer qu'il ne comptait pas changer radicalement la structure interne. 

Les deux clubs devront disputer un match à huis clos à domicile après les incidents qui ont émaillé leur huitième de fin

Il a ensuite répondu à une critique régulièrement émise par les supporters du Standard. Ces derniers affirment ne plus reconnaître l'ADN du club dans ce noyau, comme s'ils n'y croyaient plus. "C’est délicat de pointer la question de la mentalité, même si sur certains matchs, elle a fait défaut", analyse Pierre Locht. "Il y a trop de rencontres à Sclessin où l’on n’a pas reconnu l’esprit Standard. La priorité, c’est de retrouver l’identité Standard, on ne l’a pas trop mal fait la saison dernière et c’est dommage qu’on l’ait trop peu vu cette saison", nous précise-t-il enfin.

Le Standard n'a plus grand-chose à jouer, mais peut encore, en fonction des performances en play-offs 2, et d'un éventuel barrage européen, rêver d'un avenir en Conference League la saison dernière. Si l'Antwerp gagne la Coupe, ils pourraient même être en Europa League. Mais il faudra d'abord dominer les play-offs 2.

Contenus sponsorisés

À la une

Les plus lus

Incendie de Crans-Montana : le patron du bar reconnaît que la porte de service était verrouillée

Dix jours après le drame de Crans-Montana, la télévision suisse révèle que Jacques Moretti, le patron du bar, a reconnu que la porte de service du rez-de-chaussée était verrouillée de l’intérieur la nuit de l’incendie. Il admet aussi avoir remplacé lui-même la mousse du plafond qui s’est enflammé. Ces éléments clés pourraient transformer l’enquête : les prévenus risquent désormais jusqu’à 20 ans de prison.