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Le directeur général de l’organisation, Ludwig Peetroons, l’a confirmé mardi à Knack. Si cela ne tenait qu’au dirigeant de l’aile flamande de la fédération belge (Belgian Athletics), la signature du code serait obligatoire et il se dit prêt à aller devant les tribunaux pour cela.
Les Mondiaux de Tokyo ont été éclipsés par la polémique autour de la triple championne olympique Thiam, qui a refusé de signer le code de conduite de Belgian Athletics. Ce code définit un certain nombre de règles que les athlètes doivent respecter lors des grands championnats, notamment en matière de sponsoring. Thiam possède plusieurs sponsors personnels concurrents de ceux de la fédération et a refusé de signer le document. Le conflit a eu un lourd impact émotionnel sur l’athlète, qui a finalement abandonné l’heptathlon.
« Nous travaillons avec Atletiek Vlaanderen à une nouvelle version, indépendamment de l’agitation autour de Thiam. Nous avons demandé à un nouvel avocat d’examiner le code actuel et de combler les éventuelles lacunes. C’est ça, la bonne gouvernance : on apprend de la pratique », a déclaré Peetroons qui assure que le nouveau code « n’est pas destiné à satisfaire Nafi Thiam et à la convaincre de le signer. Nous élaborons un code qui reflète notre vision et respecte nos obligations envers nos sponsors. »
« Elle représente un risque »
Le code adapté devra encore être approuvé par la fédération francophone (LBFA). « Ils ont peut-être d’autres idées, et nous devrons arriver à un compromis », reconnait Peetroons, pour qui le principe de « signer ou ne pas être sélectionné » doit être maintenu. « Si cela ne tenait qu’à moi, absolument. Sans obligation, personne ne le signera, comme l’ont montré les versions précédentes. C’est la seule manière de faire respecter le code et de protéger nos sponsors », a-t-il souligné.
Le nouveau code doit être prêt pour les Mondiaux en salle de mars 2026, à condition que Thiam y participe. « Sinon, nous serons moins pressés. Tous les autres athlètes ont signé la version 4 jusqu’en 2028. Nous pourrons remplacer ce code plus tard par la version 5 », a déclaré Peetroons.
Le directeur général d’Atletiek Vlaanderen se dit « prêt sans hésitation » à aller justice si Thiam menace à nouveau d’intenter une action en référé. « J’étais déjà prêt à aller au tribunal en août. Et je le suis encore aujourd’hui, sans hésitation. Et ce jusqu’au bout : de la première instance à l’appel. Nous voulons gagner au tribunal, donc nous allons rendre le 5e code de conduite aussi solide que possible. »
Interrogé sur la motivation du management de Thiam dans leur combat contre le code de conduite, Peetroons répond : « C’est simple : elles voient chacun de nos euros comme leur euro. » Il reproche notamment au camp Thiam d’avoir fait perdre à Atletiek Vlaanderen son sponsor principal, Tempo-Team, en 2018. « Elle représente un risque pour nous et nous devons nous prémunir contre ce préjudice. »


















