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« C’est faux, complètement faux » : un délégué syndical au réseau LETEC réagit après une sortie du ministre wallon des Transports

par RTL info
Invité de bel RTL, le ministre wallon François Desquesnes estime que les syndicats boudent la table des négociations sur la grève au réseau LETEC. Des propos jugés « faux » par un délégué CGSLB.

Le ministre wallon des Transports François Desquesnes était l’invité de bel RTL à 7h50 pour répondre aux questions à propos de la grève sur le réseau LETEC qui dure depuis le lundi 26. « La direction est autour de la table et ils ne viennent pas », a-t-il déclaré à propos de l’attitude des syndicats.

Vincent Van der Weide, délégué permanent CGSLB au LETEC Liège-Verviers, a réagi à ces propos à notre micro. « Encore le 28 janvier, nous avons rencontré son cabinet », dit-il. « Lui-même a essayé de sonner à notre directeur exécutif pour qu’il revienne à la table de négociation. Et il nous laisse au 5 février… Vous voyez le délai… Très surpris de cette réaction-là, en tout cas. »

« Provocation ou négligence ? »

Le syndicaliste est perplexe. « Est-ce que c’est une provocation ou de la négligence ? », dit-il. « En tout cas, alors que lui-même est à la table de négociation le 14 janvier et qu’on rencontre son cabinet le 28 janvier, venir dire que l’on ose reporter les réunions ? Non, c’est faux, complètement faux. »

La grève va-t-elle s’arrêter ce 5 février ? Les discussions seront en tout cas difficiles selon lui. « Il est évident que ce sera compliqué, on s’attaque clairement à des conventions collectives de travail de manière illégale », affirme-t-il. « Avoir un dialogue aussi fermé, je ne l’ai jamais connu dans l’entreprise, bien qu’il ait toujours été compliqué. »

Réaction de la CGSP Tram-Bus-Métro

La CGSP Tram-Bus-Métro a également tenu à réagir suite à la sortie du ministre Desquesnes. « C’est faux », dit-elle. « Ce mercredi 28 janvier, après 3 jours de grève, les syndicats espéraient renouer le dialogue. ​Une délégation a bien été reçue au cabinet Desquesnes, mais le ministre était absent. ​Tout au plus leur a-t-on laisser espérer une modification de l’agenda, mais au final, rien n’a bougé. ​ Aucune date de négociation n’a été proposée avant celle initialement prévue du jeudi 5 février. ​Et c’est en raison de cette inertie du gouvernement et du refus de dialoguer du ministre que la grève s’est prolongée. ​»

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