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Accéder à la propriété, une étape que de plus en plus de jeunes franchissent, malgré la hausse des prix, et des taux d’emprunt élevés. Luca, 25 ans, a réalisé son rêve en devenant propriétaire d’un bien.
« Étudiant, fin d’adolescence, quand je travaillais, je mettais toujours un peu d’argent de côté, justement pour pouvoir avoir assez sur le compte épargne, pour pouvoir acheter le plus rapidement possible. Donc oui, on peut appeler ça déjà un petit rêve », confie le jeune homme.
Le montant total est de près de 335 000 euros. Avec 10 % d’apport, il a contracté un crédit sur 25 ans.
« Je ne pense pas qu’acheter une maison soit facile. Ça demande quand même un peu de chance. Les banques cherchent aussi des CDI. Il n’y a pas que le fonds propre qui importe, c’est aussi la sécurité. », explique le jeune homme.
Hausse des prix, taux d’emprunt élevé, l’accès à la propriété se complique. Et pourtant, de plus en plus de jeunes franchissent le pas avant 35 ans. En 2025, les jeunes de moins de 35 ans empruntent en moyenne 235 000 euros, contre 214 500 en 2024.

Dans cette institution bancaire, un crédit sur deux est accordé à des acheteurs pour la première fois. « C’est toujours un contexte difficile, dans le sens où certains attendent de l’aide familiale, un support des parents, des grands-parents. Au final, c’est une bonne nouvelle, on voit que les jeunes ont accès à la propriété. On a eu un phénomène corollaire d’augmentation des prix, ce qui fait parfois dire que la capacité de remboursement est mise à mal », détaille Laurent Loncke, responsable du retail banking de BNP Paribas Fortis.
La baisse des droits d’enregistrement comme modèle
Selon la Fédération bancaire, la baisse des droits d’enregistrement a encouragé les premiers achats. Ils sont passés de 12 % et demi à 3 % en Wallonie, et de 3 à 2 % en Flandre Un constat partagé par cette banque. Fatema Henry, experte crédit de BNP Paribas Fortis explique. « On a vu un recul à Bruxelles, la Flandre est restée stable. Par contre, en Wallonie, on a vu une progression positive des achats faits par les primo-accédants. »
Faute de budget, certains jeunes acheteurs se tournent vers des logements énergivores, moins chers à l’achat, mais leur rénovation peut dépasser 1 000 euros le mètre carré : un défi majeur pour les années à venir.















