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Pairi Daiza dévoile son nouveau monde, Edenya, une gigantesque serre tropicale. L’endroit ouvre ses portes au grand public ce samedi 7 février. Notre journaliste était sur place quelques jours avant, afin de rencontrer le fondateur du parc animalier, Éric Domb. Il évoque le coût de nouveau « biome ». « C’est un investissement qui a coûté 215 millions. Mais au-delà du coût de l’investissement, c’est surtout en termes d’entretien, c’est plus de 120 collaborateurs temps plein, c’est à peu près 10 millions de charges annuelles pour faire vivre cet espace de vie. »
Le fondateur est également très reconnaissant des collaborateurs avec qui il travaille. « Je n’ai jamais éprouvé de la fierté pour ce qui a été réalisé ici, parce que je suis conscient, par honnêteté, du travail extraordinaire de mes collègues, mes collaborateurs. J’ai les idées et je prends les risques. Et vous savez transformer un rêve en réalité, c’est là que ça commence réellement. Et j’ai autour de moi une équipe extraordinaire. »
« 3200 familles vivaient de l’activité du parc »
L’économie autour de Pairi Daiza fait fonctionner pas mal de foyers, mais pas que. « Rien qu’en 2024, près de 3200 familles vivaient de l’activité générée par le parc. Chaque année, 125 millions de retombées fiscales pour notre pays et plus de 145 millions de retombées économiques. »
Il a également évoqué les subsides alloués à ce gigantesque projet. « Alors je réponds à une question qu’on ne me posera sans doute pas le montant des subsides liés à ce projet de 215 millions. C’est à peu près 4 millions, pour 275 emplois qui vont être créés. Donc, vous voyez, ce n’est pas grand-chose. L’essentiel, la quasi-totalité, ce sont des emprunts que nous avons effectués auprès de nos banquiers, et la capacité même du parc. »
Il justifie également l’augmentation du prix de ticket, ainsi que l’ajout de frais supplémentaires pour l’accès à Edenya. « Pour pouvoir amortir un montant aussi gigantesque pour nous, il fallait évidemment augmenter le prix d’entrée. Et il y avait deux possibilités. Ou bien on augmentait fortement le prix d’entrée et le prix des abonnements. Ou bien, on demandait simplement un supplément de 5€ à 7€, la moitié d’une place de cinéma, de façon qu’on évite que des gens qui auraient payé un abonnement beaucoup plus cher se heurtent à un refus parce que la capacité de la serre était déjà totale. Donc on a choisi la solution qui nous paraissait la plus juste. »
Et pour la suite du parc ?
Le futur de Pairi Daiza est déjà bien clair dans la tête du fondateur. « Je pense que mes amis me traitent de menteur, mais je suis un menteur sincère. C’est que je crois toujours qu’après c’est fini. Mais cette fois-ci, je crois vraiment qu’on a encore deux mondes à créer. Il y a un parc aquatique qui ne ressemble à aucun autre parc aquatique que nous allons créer dans les deux ans qui viennent, qui sera vraiment du Pairi Daiza. »
Avant d’ajouter. « Je ne peux pas vous en dire plus, mais je pense que les yeux vont s’ouvrir. Et il y a un monde qui me tient énormément à cœur, dont je ne peux pas vous parler. Et je crois qu’après ces douze mondes, je vais vraiment me calmer. »

















